samedi 9 janvier 2010

Kuala Lumpur: Mes premiers pas en Malaisie.

La Malaisie. Un pays qui me faisait rêver depuis quelques années. En fait je n’ai jamais oublié les paroles d’Olivier qui me disait qu’il fallait bien mieux passer ses vacances de Noel sur les plages de Malaisie que sous le ciel pluvieux de Paris. Depuis, la Malaisie représentait un peu la récompense ultime pour moi. En plaisantant avec Aymeric, j'avais décidé que j'attendrai de pouvoir expliquer le modèle de l'atome de Bohr en Chinois avant de profiter des plages de Malaisie. A l'époque, je pensais que ce serait envisageable dès mon premier hiver. Le chinois ayant mis un peu plus de temps à rentrer, j'ai attendu l'hiver suivant, et papa ayant la possibilité de prendre 10 jours de congé, c'était l'occasion parfaite. Juste après avoir fêté Noel, je prenais l'avion le 25 dans la soirée, papa me rejoignait deux jours plus tard.

Incité par divers témoignages à ne pas m'éterniser à Kuala Lumpur, mon projet initial était de filer vers Malacca pour les deux premiers jours avant de découvrir KL (Kuala Lumpur) tranquillement avec papa le troisième jour. Arrivé à une heure plus qu'avancée de la nuit à mon petit hôtel, j'ai décidé de flemmarder et de faire la grasse mat. Réveillé alors que le soleil avait déjà passe son zénith, il ne me restait plus qu'une trentaine d'heure pour faire l'aller-retour a Malacca... j'ai abandonne l'idée, préférant prendre mon temps à errer dans les rues de Kuala Lumpur.

Kuala Lumpur est une capitale jeune, dans un pays jeune. Cette ville ne s'est développée qu'a la fin du XIXème siècle grâce au commerce de l'Etain, et devint capitale de Malaisie en 1896. En fait, plus exactement capitale des Etats Malais qui étaient encore sous colonisation Anglaise à l'époque. La Malaisie n'est indépendante que depuis l'après guerre, après la défaite du Japon qui l'avait envahie. Grande cite prospérant grâce aux colons anglais, je m'attendais à découvrir à Kuala Lumpur une grande capitale qui devait ressembler à Singapour. A ma grande surprise, ce n'était pas du tout le cas, et j'ai découvert une ville très asiatique, développée sans ordre ni logique, avec des rues assez sales reliant des centres commerciaux flamboyant, j'ai découvert des quartiers typiques et en mouvement dans le centre, China Town et Little India, où la notion de "confort a l'occidentale" n'existe pas, celle ci n'ayant émergé que dans les quartiers périphériques, notamment dans le nouveau quartier d'affaire rebaptisé ironiquement KLCC, Kuala Lumpur City Center, ou l'on trouve des grandes tours d'affaire à l'image des magnifiques tours Petronas, et des grands hôtels de standing américain.

L'impression de papa fut assez différente. Je lui avais expliqué qu'un aspect qui m'intriguait beaucoup à propos de la Malaisie, c'était la vie qu'y menaient les citoyens d'origine Chinoise. Les Chinois de Malaisie représentent en effet le cinquième de la population locale, et sont largement majoritaires dans certaines villes ou quartiers. Les différences d'état d'esprit entre ces chinois qui sont venus s'installer en Malaisie aux XVIII et XIXème siècle pour fuir les difficultés économiques ou les conflits qu'endurait la Chine, et les Malais, peuple local et fortement influence par l'Islam, ont été le moteur de la prise en main des rênes économiques par les Chinois. Avec dans la tête l'idée que Kuala Lumpur était une ville dont l'essor économique était l'œuvre des Chinois, papa s'attendait à y trouver une réplique de ces grandes villes chinoises en développement continu comme nous en avions vu à Guilin en mai dernier. Il fut donc surpris de trouver une cite qui, même si les égouts ou le ramassage des ordures ne sont pas encore partout au point, ressemble beaucoup moins à un chantier que les villes chinoises.

Il est maintenant temps de regarder les photos, et vous pourrez observer qu'à Kuala Lumpur, on trouve de tout, chaque quartier étant l'œuvre d'une communauté différente à des époques différentes, et toutes ces influences s'entremêlent et s'entrechoquent dans cette jeune et petite capitale de seulement 4 millions d'habitants.

Un travailleur malais, une pelouse anglaise, un édifice colonial, la KL tower, et dans le lointain les Petronas. 


Un marché dans Little India. Toutes les clientes sont voilées dans ce pays où l’islam occupe une place très importante. 


 Jalan Alor, une rue piétonne le long de laquelle sont alignées des dizaines de restaurants chinois. Des tables et des chaises sont disposées sur le trottoir comme sur la rue. Les chinois ont réinventé le principe de la « terrasse ». On y a degusté une excellente raie, dans un resto où les chinois savent parler mandarin… mais avec quel accent !


 Au Jap avec Holly, une amie Australienne que j’ai connu à Pékin pendant mes quelques semaines de préparation linguistique à la BLCU. En transit vers Bornéo, elle s’apprêtait à grimper le mont Kinabalu, le plus haut sommet de l’Asie du Sud Est, à plus de 4000m. Et elle le fit en 19h, Congratulations !


Jalan Petaling, la rue la plus animée de Chinatown. On peut y acheter toutes sortes de conneries, souvenirs, vêtements, fruits, fusils à eau, etc. Et quand le soleil commence à tomber, on range les étalages, on sort les tables, et les boutiques se mettent à faire restaurant ! Ils sont fous ces chinois !


Vue sur les Petronas (451m) depuis la tour de la télé (KL Tower, seulement 421m, mais plus haute que les Petronas car placée sur la colline !)


Un grand serpent… pour nous donner envie d’aller faire un tour en pleine jungle !

Un Varan, une bestiole aux couleurs amusantes !


Re les Petronas. On les appelle les Twin Towers, mais j’ai eu la mauvaise idée de les prendre dans l’alignement…


Petit plaisir de la Malaisie : le barbier ! Pour 3 sous, je n’ai jamais été rasé d’aussi prêt ! Génial !

1 commentaire:

LaGrenouille a dit…

Spa un varan la bestiole aux couleurs marrantes ?