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dimanche 20 décembre 2009

Des Chinois à Tsinghua: Xu Xiangming (徐向明)

Xu Xiangming, c’est un mec qui refuse de mettre des pulls en laine en hiver. Il faut dire qu’il est originaire du Dongbei. C'est-à-dire le Nord-Est de la Chine. Là ou il fait froid. Terriblement froid! Du coup il trouve qu’à Pékin, il fait chaud. Même en plein hiver. Une chemise et une parka, rien de plus !



Deuxième enfant de sa famille, il est heureux que ses parents n’aient pas hésité à investir 800 RMB, une fortune à l’époque, de l’ordre d’une année de salaire, pour le faire naitre. Il a grandi à la campagne, dans un cadre assez traditionnel.

Performant 621 points au Gaokao, il a fièrement intégré la 哈尔滨工业大学, une université de Ha’er bin, la capitale de sa province. Quatre ans après il brillait au concours des graduate students, et s’en allait vers le Sud, loin vers le Sud, vers la capitale du Pays, Pékin, ses seulement – 15°C en hiver et sa mythique université Tsinghua.

A Tsinghua Xu Xiangming s’est lancé dans un master de recherche au sein du département de micro-électronique. Parmi ses camarades, Fairy, un mec qui ne faillit pas à la réputation des indonésiens : c’est un énorme branleur. Ça doit être ça qui les a rapproché. Du coup quand Fairy, mon presque-voisin a fait une bouffe dans le couloir d’étage, il a invité Xu Xiangming. Et Xu Xiangming est venu, j’ai donc eu la chance de faire sa connaissance.

On avait discuté en Chinois. Je me souviens qu’il m’avait dit être grand fan de films français, notamment Amélie Poulain, les Choristes, Tais-toi. Il m’avait surtout dit qu’il adorait l’humour français. Particulièrement dans Rrrrrr !!! C’est ça qui a du m’amuser chez lui !

Xu Xiangming, c’est aussi mon partenaire de sport. Son directeur de recherche lui fait étaler son projet sur deux ans, du coup il n’est pas très occupé, et à chaque fois que je lui propose un petit plouf à la piscine, il est toujours partant. Après quoi on va souvent bouffer des pizzas au café de l’université.

Un truc excellent avec Xu Xiangming, c’est qu’il déjeune tard le midi. Très tard. Comme je n’aime pas manger avant 11h30, ce que font à peu près tous mes camarades chinois, quand je me retrouve tout seul au labo, je l’appelle pour aller manger, et il est à peu près toujours dispo. En plus il sort la tête de son écuelle à la cantine et prend le temps de prendre un café à la fin des repas, donc c’est cool !

En plus avec lui on peut discuter de tout et n’importe quoi… même s’il déteste que l’on dise du mal de la Chine, même s'il s'agit de la pollution. Aujourd’hui il a fait de gros progrès car il nous a dit que s’il était président, il obligerait toutes les usines à sortir des villes !

Xu Xiangming est aussi adulé par la communauté française depuis qu’il s’est présenté un jour au coin français : « Bonjour, je m’appelle Xu Xiangming, je suis chinois, j’ai 23 ans et j’ai une grosse …. ».

Enfin, et je pense que c’est le plus important. Xu Xiangming, c’est avant tout quelqu’un qui a déjà bu 6,60 litres de bière dans sa vie !!

samedi 19 décembre 2009

Des Chinois à Tsinghua: Zuo Honwei (左宏伟)

左宏伟 - Zuo Honwei, c’est avant tout un mec dont le nom de famille signifie Gauche !



Zuo Hongwei, c’est le papa du labo, bientôt la trentaine. Il a déjà bossé, mais est revenu à Tsinghua pour un master en génie nucléaire. Il est secrètement amoureux d’Ophélie (la française aussi en masterà l’Inet), il me parle d’elle à peu près à chaque fois qu’on se voit ! Zuo Hongwei, c’est d’ailleurs mon contact en matière de copines chinoises.

Zuo Hongwei, quand il vient au labo, c’est pour planter des choux et voler la vache de ses amis sur internet. C’est clairement le plus gros branleur du labo, il en fait encore beaucoup moins que moi ! La semaine dernière en rentrant d’une bonne bouffe à Chaoyang, j’ai été testé l’assiduité de nos camarades : A 11h, sur la quinzaine de postes, seuls deux étaient abandonné. Le mien et celui de Zuo Hongwei !




Zuo Hongwei, il nous apporte presque tous les jours des fruits pour gouter. Je crois que c’est pour ça que je l’aime bien ! Mais c’est aussi le chinois le plus traditionnel, 保守, parmi ceux que je fréquente. Pour mon anniversaire il a non seulememnt amené un gigantesque gateau, mais il y a aussi joint un petit mot sympa : 生日快乐,早结良缘,早生贵子 . Il me souhaitait un bon anniversaire, de rapidement rencontrer mon âme sœur, et de rapidement avoir un fils !!!

vendredi 18 décembre 2009

Des Chinois à Tsinghua: Cui Pengfei (崔鹏飞)

崔鹏飞 - Lui, c’est Cui Pengfei. Et il est beaucoup malin en réalité qu’il n’en a l’air quand il lève ses doigts en l'air en signe de victoire !



Cui Pengfei est originaire du Henan, la région des grandes capitales historiques chinoises, en plein entre le fleuve jaune et le Yangze. Comme beaucoup de chinois il est parti vers le grand nord après son Gaokao, et a effectué un bachelor à Ha’er Bin, plus précisément à哈尔滨工程大学. Son bachelor en poche, il n’a pas continué immédiatement en master, mais a préféré s’enrôler dans l’armée ! Cui Pengfei, c’est donc un officier de l’armée chinoise ! Mais il n’en est pas moins sympathique pour autant.

Plus particulièrement, il est dans la marine, et s’occupe des sous-marins. Et c’est précisément pour bosser sur les systèmes de propulsion des sous-marins nucléaires qu’il a passé le concours des graduates student et étudie aujourd’hui à l’INET.

Même si je ne suis désormais plus membre actif de l’armée française, on discute souvent de nos armées respectives. Il est ainsi grand fan de nos mirages, mais ne connait même pas les rafales…

Sinon Cui Pengfei, c’est assurément le mec le plus sérieux du labo. Je ne l’ai jamais vu piquer des légumes à ses amis sur internet (ce que font tous les autres). Il n’a pris que 10 jours de vacances cet été, il préférait revenir au labo car il ne savait pas quoi faire chez lui. Il vient aussi au labo le week-end d’ailleurs…

Du coup il connait pleins de choses, et il est toujours présent pour m’aider à résoudre des problèmes physiques, et ça, c’est super cool !

Enfin, je dirai que ce qui caractérise avant tout Cui Pengfei, c’est le bruit hallucinant qu’il fait quand il éternue !

jeudi 17 décembre 2009

Des Chinois à Tsinghua: Ye Changliu (叶长流)

L’année dernière j’avais écrit quelques courtes présentations d’amis français qui comme moi avaient décidé de tenter l’aventure du master en chinois à l’université de Tsinghua. Aujourd’hui je viens compléter le tableau avec la présentation de quelques camarades et amis Chinois !

Commençons par 叶长流, le mec qui saute à la corde à sauter:



Ye Changliu. Le petit comme l’appellent les autres français qui le connaissent. Ye Changliu est originaire du Fujian, la région du Sud de la Chine en face de Taiwan. Comme tout bon fujianais, il est incapable de prononcer correctement une syllabe avec un h dedans, ce qui fait de lui mon camarade au mandarin le moins règlementaire et entraine parfois quelques bien belles confusions !

Ye Changliu, ça doit être une tête, parce qu’avec 661 au Gaokao, il a intégré directement Tsinghua en Bachelor. Après quatre ans dans le département de thermodynamique, il a décidé au moment de rentrer en master de rejoindre l’INET, le département spécialisé en nucléaire et nouvelles énergies, mon département.

Elu délégué du groupe 81, il fut le premier à m’inclure dans des listes l’année dernière. Depuis c’est mon contact pour tout ce qui a un rapport avec le labo, l’INET, ou même Tsinghua en général. C’est donc grâce à lui que je suis à peu près au courant de ce qui se passe ici.

Cette année, on est dans le même labo, c’est mon voisin d’en face à droite. Même s’il reste souvent après 11 heures le soir, on ne peut pas dire qu’il soit très efficace. Pas de réveil le matin, des siestes interminables le midi, et il adore regarder des films au labo. Films qui doivent être sacrément comiques à l’entendre rigoler aussi fort !



Quand personne ne l’invite à partir de bonne heure, il peut rester tard au labo le midi, du coup on bouffe souvent ensemble et on a des discussions toujours passionnantes. Des fois on parle de sa copine qui ne fait pas bien à manger : « elle devrait faire des progrès » me dit-il. D’autre fois on parle histoire, souvenez-vous par exemple de son historique des relations sino-japonaises. Mais même si sa conscience politique est très haute (il vient d’être promu membre du parti), on ne discute pas politique. Pas politique, mais administration oui. Il est toujours intéressé par notre système des grandes écoles et les 4 grandes symboliques X, HEC, Ulm et ENA qui rassemblent à elles-quatre les grandes valeurs de Tsinghua : 学术大师,兴业之士,治国之才。

Enfin, même s’il déteste Sarkozy, il reste grand fan de De Gaulle, l’un des premiers grands dirigeants mondiaux à avoir reconnu la Chine communiste !

dimanche 2 novembre 2008

Des Français à Tsinghua: Sarah, ou Un regard vers l'avenir

Voici déjà arrivé le dernier portrait de la semaine! Pour cette occasion spéciale, regardons vers le futur de Tsinghua. Car en septembre prochain, nous serons déjà des anciens et une nouvelle brochette de petits nouveaux feront leur entrée. Si les visages de ces futurs petits nouveaux nous sont pour la plupart encore inconnus (n’oublions pas que j’ai du attendre la mi-juillet pour obtenir la confirmation de mon admission à Tsinghua!), deux d’entre eux nous sont déjà familiers. En effet Grégoire de Telecom Paris et Sarah de l’Ensae se préparent tranquillement à la BLCU, l’université de langues à 2 pas de Tsinghua où j’ai passé une partie de mon été.

Ainsi donc, elle, c’est la petite Sarah.


Sarah était une étudiante sans histoires... jusqu'au jour où elle décida de partir en Chine pour y finir ses études! C'était un jour froid de janvier 2008, cela faisait presque cinq ans qu'elle habitait la capitale française. Bla bla bla… Bla bla bla… Tout ça, vous pouvez le trouver sur sarahbeijing.blogspot.com, blog plein de vitalité durant ces premiers instants, un peu moins aujourd’hui, mais n’en doutez pas, il repartira bientôt très fort !

Il paraît que Sarah est fan de linguistique. Enfin, ce qui est sur, c’est que Sarah aime bien s’exprimer ! Un jour je la présenterai à Fabien, je suis sur qu’à eux deux, ils représentent les 2/3 de l’activité de Facebook. Très spontanée comme dirait Jeff, notre ami Québécois. Très optimiste aussi.

Des vêtements rayés... Sarah, tu es très... très Française après tout!

Sarah, c’est aussi le noyau dur de la communauté Paris Tech. Fervente partisante de la petite secte communautariste des « bourses paris tech » comme elle le dit si bien elle même. La coopération Paris Tech commence par le partage des profs, et Sarah a donc appris le Chinois avec Mr Lo, notre prof de 3ème année à l’x, notre prof au taux record d’absentéisme dans ses cours, cours pourtant pas placé en premier créneau du vendredi matin…

Sinon, Sarah, ton vélo ? Il est rouge, il est toujours rouge, mais c’est une vraie fusée !


Enfin un souvenir de Sarah par Sarabeijing.blogspot.com : A Pékin, les filles sont super mignonnes mais les garçons sont plutôt quelconques. D’ailleurs ma prof est aussi super mignonne... mais c'est aussi une fille...

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Voilà, c’est fini pour cette semaine. N’hésitez pas à me dire si vous avez aimé cette rubrique et si cela vaut le coup que je vous présente toujours plus de camarades !

samedi 1 novembre 2008

Des Français à Tsinghua: Julien, aussi dit le Doux

Lui, c’est le doux. Sa citation favorite : « Y’a masse monde ! »


Julien, c’est avant tout le respect des traditions. Son éducation privée catho de la petite section à la maths spé lui a inculqué cette discipline, aujourd’hui, il n’en démord point. Je m’souviens d’ailleurs, alors que nous partagions en sixième les mêmes bancs de l’école Notre Dame de Verneuil, Julien était toujours le premier à la messe. Ayant trouvé plus fort que moi en cathé, j’avais du me résigner à faire une croix sur le privé et m’était retrouvé dans une école de « racailles », et tandis que j’apprenais à apprécier les belles bagarres de récréation, Julien se mettait au Rock.

N'importe quoi! Tu dis vraiment n'importe quoi!!

Bon, si vous avez lu jusqu’ici, et bien, oubliez ! Julien, c’était plutôt le premier à la table de ping-pong en sixième, c’était son frère qui était dans la même classe que moi, et j’étais bien sur le meilleur en cathé ! Et si Julien était à l’école de Verneuil, c’est parce qu’il nous vient de Villennes-sur-Seine. Il habite d’ailleurs sur une petite ile sur la Seine, il paraît que c’est une bonne excuse pour conduire un gros 4X4 qui pue et pollue….

Sinon Julien a fait de l’escalade à Supélec, mais il est difficile de le motiver à venir régulièrement grimper sur le mur de Tsinghua. Il paraît qu’il a le vertige, qu’il fait froid, qu’il a du travail… J’entend déjà Germain me dire que Julien, c’était aussi celui qui n’a pas voulu se baigner à Tsingdao ;-)

Comment on fait pour s'arréter!!!

Julien est respo blague sur son blog qu’il partage avec sa douce,mais il est aussi auteur de rubriques plutôt bizzares

Julien, ton vélo ? Il est complètement pourri! J’déteste encore plus les réparateurs de vélo que les coréens!!!

Enfin, un souvenir de Julien par Julie (La Douce) : « Heu, non, vraiment y’a rien qui m’vient à l’esprit»…


Ahhhh! J'oubliais! BON ANNIVERSAIRE Julien !!!!!!!!!!!!

vendredi 31 octobre 2008

Des Français à Tsinghua: Germain, le boute-en-train

Voici Germain.


Germain, c’est un mec bien. Germain est Télécomien. Il fut Parisien et y connu mon Frangin. Maintenant, c’est à Pékin qu’il fréquente les Coréens. Mais Germain c’est un ancien, et ça ça craint. D’ailleurs d’anciens il n’y en a pas qu’un à Pékin, mais c’était en train qu’avec Germain et Julien nous avions rejoins le port Olympien.


Enfin Jean-Quentin se souvient de Germain : C’était durant la veillée de noël de l’an dernier. Nous étions entourés de Français, quelques amis de longue date, mais surtout par une majorité de fraiches connaissances, l’ambiance était bonne, gaie et décontractée malgré tous ces nouveaux visages parmi-nous. Au moment de lever nos verres, je fis se lever Germain pour qu’il nous raconte une blague. Germain, complètement dans l’ambiance, se retourne alors vers Yohan, et lui dédicace cette petite blague : Mr et Mme Nez Cassé ont 3 fils, comment s’appellent-ils ? En attendant la chute, souvenez-vous que c’était la soirée de Noël, nous avions tous amené un cadeau en laissant le hasard décider à qui nous offririons le notre. Le dit Germain avait apporté une boite de préservatifs, le hasard fit que ce fut à ce même Yohan qu’il offrit cette boite de préservatifs, à Yohan à qui il venait de dédicacer Derek, Tom et Jean… ça, c’était la classe !

Voilà, sur Germain je crois qu’il n’y a plus rien…

jeudi 30 octobre 2008

Des Français à Tsinghua: Hugo ou La vie la nuit

Lui, C'est Hugo


Hugo, second Centralien de cette rubrique, nous vient lui de Nantes. Le regard charmeur, le regard aiguisé, Hugo n’est pas venue en Chine pour les Chinoises. Son lieu de prédilection ? Le Propanganda naturellement, ce bar-club dans lequel tout étudiant international passé par Wudaokou (le quartier universitaire de Pékin) se doit d’avoir mis les pieds.

Hugo, je l’ai rencontré en même temps que Vincent à la BLCU cet été. Je parlais de partir à Guilin, il parlait de partir dans le Yunnan, nous sommes tous restés sur Pékin… Mais on s’est rattrapé avec la petite sortie à Miyun, souvenez-vous, Hugo, c’est celui qui nous regardait d’en bas…



Le vélo d’Hugo ? Il a surtout la particularité de changer très très régulièrement !

Enfin un souvenir d’Hugo raconté par Vincent : C’était au moment où nous étions à la BLCU. A ce moment là, on n’était pas vraiment installé, les valises étaient restées toutes empaquetés, ce n’était qu’un passage entre nos origines centraliennes et notre futur à Tsinghua. On n’se sentait pas encore chez nous quoi ! Et un beau soir dans un club de Sanlitun avec Hugo, je le retrouve vers 2h du matin, habituellement son heure de prédilection, mais ce soir là il avait l’air tout tristounet. Il m’avouera qu’il se demande ce qu’il fait là : « Pourquoi sommes-nous partis en Chine, pourquoi ne suis-je pas à Madrid, entouré de jolies filles ? » Et une longue discussion, philosophique et existentielle, débuta ce soir là malgré l’heure avancée, la musique criarde et l’ambiance folle de ce club de Sanlitun…

mercredi 29 octobre 2008

Des Français à Tsinghua: Vincent où la Bonne Humeur Incarnée

Lui, c’est Vincent :


Une fois n’est pas coutume, commençons par un souvenir de Vincent raconté par Hugo : "La première fois que j’ai vu Vincent, c’était à Pékin, durant le mois de juillet dernier. Il faisait une température de fou, l’humidité et la pollution étaient fortes et brouillaient la vision. J’ai alors vu doucement se dessiner une silhouette. Une silhouette avec un bob, un grand bob ! Puis ce bob s'est approché de moi, le mec en dessous était en short et tongues, avec une bouille du parfait Français. Il arborait un tel sourire que ce jour là, j’ai cru qu’on ne pourrait jamais s’entendre… L’avenir nous a démontré le contraire !"

Car oui, ce qui caractérise Vincent, c’est bien assurément son sourire et sa bonne humeur!

Après ce qui marque chez Vincent, c’est aussi la chemisette quand il fait 2°C dehors, ou encore sa chambre décorée comme une maison de poupées avec des peluches dans tous les recoins !

Mais Vincent, et j’aurai peut être du commencer par cela, Vincent c’est avant tout un estomac ! Ne retenons que sa dernière performance : 7 Big Macs en un repas (Il attend un challengeur). Malgré tout, il n’est pas plus épais qu’un chinois moyen, peut être l’influence de sa discipline sportive impeccable ? Forgée à la dure à l’équitation, il montait déjà le cheval à l’âge de 6 ans. Il est aujourd’hui un pro de l’ascension de montagne (voir notre passage à Miyun) comme de la piscine (il tente de m’apprendre le crawl, mais c’est pas gagné… )


Vincent, je l’ai d’abord rencontré à la BLCU cet été quand nous tentions d’apprendre quelques nouveaux mots pour encaisser le choc de la rentrée. Il vient de Centrale Lille et est venu à Tsinghua pour faire de l’ergonomie, rien à voir avec l’aviron, c’est paraît-il l’apprentissage des connaissances et des méthodes nécessaires à la synthèse et à la coordination de tout projet scientifique et industriel…

Enfin, Vincent, ton vélo ? : « Il a trop la classe… »

mardi 28 octobre 2008

Des Français à Tsinghua: Julie aussi dite La Douce

Elle, c’est La Douce. Elle tient son surnom de sa citation favorite : « Oh, Batard ! »


Julie est née en Chine (d’ailleurs elle ne s’appelle pas Julie, mais Yixin, plus exactement 以欣), puis fut élevée en France. C’est une Huayi (华裔). Elle est capable de concilier la classe Française à, euh, comment dire, la classe chinoise ? Un mélange détonnant !

Julie a eu la chance d’avoir une maman qui lui a appris le mandarin, on est donc tous jaloux de la voir virevolter dans ses conversations en Chinois.

Moi: Hé Julie?
Julie: Ouiiii??
Moi: Non rien
Julie: ...

(Mardi, Mathieu touche déjà le fond....)


Julie nous vient directement de Supélec Rennes (carrément mieux que Gif à ce qu'elle dit), elle y a d’ailleurs rencontré son doux qu’elle a emmené dans ses bagages. (Le portrait du doux suivra bientôt). Ici elle étudie la finance, c'est surement de là qu'elle tire sa citation favorite...



Julie réussit aussi l’exploit de vivre encore en France tout en étant physiquement en Chine. Levée vers 15h, elle n’est jamais couchée avant 6h du matin, et passe la moitié de sa journée au téléphone avec la France

Comme le téléphone n'est pas suffisant, Julie est aussi coproductrice du blog doux-and-douce, respo vie quotidienne à Tsinghua.

Bien sur, j’ai aussi demandé à Julie comment elle voyait son vélo: "Mon vélo ? Il est trop beau ! Il arrive même à dérailler devant et derrière en même temps !"

Enfin un souvenir de Julie par Julien : "Tu veux que j’te raconte un souvenir ? Et bien j’vais te raconter l’histoire de cette Douce qui s’est pointée un matin dans mon quotidien, une drôle de ptite douce.

Tu sais que Ma Douce a toujours beaucoup de mal à se mettre au travail ? Alors en ce samedi, je lui ai « confisqué » son câble réseau pour l’inciter à se mettre au travail. Un instant plus tard, là voici dans ma chambre, avec le prétexte de venir chercher son sac, mais elle ne veut plus me quitter ensuite. Je suis obligé de la mettre à la porte (très doucement, bien sur !), puis je ferme à clé. Ma douce, de colère, me glisse sa clé sous ma porte : « voilà, je peux plus rentrer chez moi ! ». Je lui renvoie, elle me la renvoie. Et ping, et pong, ping, pong ping pong ping pong ping pong etc. Jusqu’à ce que la clé se coince sous la porte, je suis obligé d’ouvrir, ma douce a gagné, c’est vraiment la plus douce des douces !"

lundi 27 octobre 2008

Des Français à Tsinghua: Antoine ou la découverte des Pandas

Je lance aujourd’hui une nouvelle rubrique pour ce blog. Julien, n’ai pas peur, je ne te volerai pas ta rubrique « Tube Digestif », non, ça c’est sur, je ne te la volerai pas ;-) Donc nouvelle semaine, nouvelle rubrique, voici lancée la nouvelle rubrique Portraits ! Des portraits d’hommes, des portraits de femmes. Des portraits de jeunes, de vieux, de cons, de dégarnis, de marrants, de blancs, de noirs, de jaunes… Mais ils auront tous un point commun : j’aurai eu la chance de les côtoyer un jour en Chine.

Pour cette première semaine, la semaine de l’inauguration, ce sera un jour, un portrait. Ces portraits seront rassemblés sous le thème : Des Français à Tsinghua.

Pour commencer, l’honneur ne pouvait revenir à quelqu’un autre que ce fidèle Antoine. Antoine qui a tout plaqué, son casert sur le platal polytechnicien, sa section hand et son banc d’adoratrices, sa guitare, son groupe de rock et ses groupies, pour me suivre à l’autre bout de l’Asie, ici, à Tsinghua.


Antoine nous vient de Lorraine, pas d’Alsace, j’ai bien dit de Lorraine. Il est venu faire de la mécanique des fluides avec le but de travailler dans le développement durable, plus précisément dans le traitement des eaux. C’est sur que la Chine a besoin de ce genre d’ingénieur !

La Chine, il connaissait déjà bien: il était de la partie l’été dernier. Nous étions parti une semaine en voyage, et il y avait découvert les pandas. Depuis, il trouve que toutes les chinoises ont des têtes de pandas.

Mais ensuite, il s'était fait kidnappé par les méchants tibétains. C'est d'ailleurs pour le sauver que les Chinois sont entrés en masse au Tibet depuis.


Cependant les Chinois ne semblent pas au courant qu'Antoine a réussi à s'échapper et à rentrer incognito à Pékin

Mais comme son billet d'avion était resté chez les Tibétains, il a du faire la plonge pour rentrer en France.



Sinon Antoine est parti à Shanghai aux dernière vacances, il est parti seul, personne ne sait ce qu’il y a vraiment fait. Il n'en a parlé à personne, pas même à son blog. Car Antoine est auteur d’un excellent blog, blog dont la qualité ne risque pas de se perdre puisque le deuxième article se fait toujours attendre ;-)

Il paraît qu’en Chine, on peut deviner la personnalité de quelqu’un rien qu’en regardant son vélo. Alors j’ai demandé à Antoine comment il voyait le sien. La réponse : « C’est le plus joli du campus » !

Enfin un souvenir d’Antoine par 刘智勇, son ami chinois avec qui il partage tout. (Je laisse la version chinoise qui est beaucoup plus comique pour ceux qui sauraient la lire !)

前天晚上欧安华去了一个warm housing,很晚才回来。昨天他跟我说他在那里和女孩子聊天,钓鱼。我不明白钓鱼,在家里怎么钓鱼呢?然后我问他什么是钓鱼,他说是泡妞;我很惊讶, 他居然知道这个词!然后我说你居然去泡妞,这样不好!我觉得他是开玩笑,但是不知道是不是真的。后来他跟我说,在法 语中,钓鱼也有类似的意思,我觉得很有趣。

Tu veux que j’te raconte un souvenir ? Et bien j’vais te raconter l’histoire de ce Français qui s’est pointé un matin dans mon département, un putain d’énergumène. L’autre soir, Antoine est parti prendre une crémaillère, il en est revenu à des heures indues. Le lendemain, il m’a expliqué qu’il avait discuté avec des jeunes filles et qu’il avait péché. Je n’ai pas compris comment on pouvait faire de la pêche dans une maison. Alors je lui ai demandé ce qu’il entendait par « pécher ». Il m’a répondu que cela voulait dire draguer une fille. J’ai été tellement surpris, c’était vraiment inattendu qu’il connaisse ce mot ! Je lui ai dit que c’était mal d’aller draguer les filles de cette manière, je pensais qu’il blaguait, je ne sais toujours pas s’il disait la vérité… Alors il m’a dit qu’en Français on utilisait le même mot, j’ai trouvé ça trop intéressant !