
"I stood there for a while, imaging what it was like in the night of August 8th..when we showed the world our history,our pride and our respect to all of our friends..I'm proud..."
Quand un Francais de Pekin decide de s'envoler vers la Chine libre

Ah, cette photo manque cruellement de lumière! Dommage, cette pagode au bout du quai attire la foules, assurément un symbole de Tsingtao!
"Stop buying with 家乐福", les taggeurs invitent au boycott de notre Carrefour national!La cérémonie de fermeture se termine, le drapeau Olympique est abaissé et restera caché 4 longues années. Le drapeau Chinois flotte toujours au vent en souvenir de deux semaines grandioses, le drapeau Anglais est hissé à ses coté, Londres est prête à reprendre le flambeau qui vacille dans ce grand nid d’oiseau.
Que retiendrais-je de Pékin 2008?
Que Michael Phelps a récolté 8 médailles d’or, battu 7 records du monde, et impressionné lemonde.fr : « Si Michael Phelps était une nation, il serait ce matin, dimanche 17 août, cinquième du tableau des médailles à lui tout seul. » ?
Qu’Usain Bolt, impressionnant de facilité dans toutes ses courses, a récolté des médailles d’or sur ses 3 courses, toujours avec une avance plus que conséquente sur ses adversaires, et a ainsi presque éclipsé l’exploit de Phelps ?
Qu’Alain Bernard fut le plus grand champion Français durant ces JO avec un duel au sommet du 100m nage libre, entre le relais et l’épreuve individuelle, un record du monde battu à 3 reprises, et une breloque dorée autour de son coup malgré la pression de l’Australien Sullivan ?
Que les athlètes Bekele et Dibaba, tous deux originaires de la même ville de 30 000 habitants en Ethiopie, ont chacun réalisé le doublé 5000-10000 aux JO devenant ainsi les 2 et 3èmes coureurs de l’histoire à réaliser cette performance ?
Que la paire français Liodra-Clément a animé la partie de tennis la plus indécise du tournoi Olympique avec un dernier set en 36 jeux ?
Que Liu Xiang a abandonné en série du 110m haie, décevant ainsi son sponsor Coca, et celui qui attendait le plus de lui, le parti ?
Que Guo Jingjing (郭晶晶) est la seule des 3 grandes stars chinoises (avec Yao Ming et Liu Xiang) à remporter la médaille d’or que tous attendaient, en plongeon à 3m ?
Que la deuxième performance de tous les temps en 10 000 femme a été réalisée et le record olympique du marathon battu, malgré des prédictions incessantes de contre performances en raison de la pollution ?
Que McDo fut le resto exclusif sur l’Olympic Green ?
Que le Français est toujours la langue Olympique, et ne s’est pas laissé marcher sur les pieds par l’Anglais, langue internationale et le Chinois, langue locale ?
Ou simplement le sourire des volontaires qui ont concouru à faire de ses JO une magnifique réussite ?
Pourquoi s'entêter à passer 24h dans un train pour découvrir tout de suite les célèbres pains de sucre de Guilin quand on peut profiter chaque jour des Jeux Olympiques quasiment au pied de chez soi? Alors oui, je poste bien ce message de Pékin, cette ville qui a attirée deux semaines durant les regards du monde entier comme peu d'autres l'ont fait jusqu'à présent.
En cette 2ème semaine, oubliées les histoires de pollution, le temps était magnifique, de l'air et du ciel bleu pour des performances historiques, oublié aussi le conflit tibétain, la Russie fait de nouveau parler d'elle, à juste titre.
Avant de poursuivre, je vous invite à écouter Fleet Foxes, trouvaille de Vianney. Avançons donc en musique, et c'est à vélo que je pars assister à ma première épreuve de la semaine, de l'héltérophilie. Temps de trajet depuis ma chambre, 7 min, et ce n'est pas le lieu de compétition le plus proche... Le stage de langue à la BLCU cet été était la bonne planque pour assister tranquillement aux JO. Saviez-vous que l'haltérophilie est un sport qui mêle puissance, vitesse, technique, concentration et timing? Ok, j'ai simplement traduit la brochure...
S’il y a bien un sport qui n’est pas du tout de tradition Chinoise, c’est bien le Beach Volley-Ball. Nos amis les petits bridés, comme les appelle affectueusement Uza, s’en sont pourtant plutôt pas mal tirés avec des médailles d’argent et de bronze en compétition féminine. Nous préférons admirer les vrais sportifs de plage, les Brésiliens évidemment. Le 1er match est remportée par la team Ricardo/Emmanuel , le 2ème par Marcio Araujo/Fabio Luiz. Ils finiront respectivement 3ème et 1er du tournoi ! Ce n’était donc pas du petit niveau ! Pourtant l’histoire était mal barrée quand le taxi peinait à traverser l’épais rideau de pluie qui nous séparait du stade de Chaoyang Park, légèrement excentré de la ville. Par chance, le sable humide n’a empêché ni les grands brésiliens, ni les cheer leaders en bikini rouge de venir faire le spectacle.
Samedi matin, je me réveille avec une vitalité retrouvée, et traverse toute la ville jusqu’aux collines de Laoshan, où ont lieu les épreuves de cyclisme, BMX et VTT. Ce matin, c’est la finale féminine du Mountain Bike. Laurence, la représentante Française est très loin, Julien Absalon remportera lui la course masculine haut la main l’après-midi. Peu de paroles, mais de belles photos !
L’Allemande Spitz ayant à peine passé la ligne, il faut se mettre en toute pour l’Olympic Green pour la finale féminine de Handball. Je me fais alors débilement volé les billets que je réservais pour des amis. Ils ne m’en veulent pas trop, mais je me sens bien con. Je passe ma colère sur les plats qui chauffent tout seul, à la mode des chauffes-main que l’on utilise au ski. La petite finale est emportée par la Corée après un match très disputé contre la Hongrie. La finale est expédiée en 10 min quand les Norvégiennes prennent un avantage initial décisif de 8 à 1 contre la Russie… L’entraineur Russe a une façon étonnante de coacher ses filles ! Il vociférait comme un bestiau et gesticulait dans tous les sens. Mais rien n’y a fait !
C’est sur cette victoire des compatriotes de Per Einar que je conclue mon aventure Olympique, après 15 billets, en moyenne près d’un par jour, et j’ai retrouvé 1 grande envie de faire du sport, même si mon genou est toujours autant réfractaire. J’hésite entre le volley, la natation, le vélo, l’aviron, le Kungfu….
J’ai mis en ligne un album photo sur Facebook, si vous n’y êtes pas inscrit, demandez-moi le lien et vous pourrez aussi y laisser vos petits commentaires !
Une semaine après, je suis devenu un marathonien des JO, essayant de découvrir autant de sports que je peux, des sports aussi incongrus que la boxe ou l’haltérophilie, aussi abscons que le judo ou le fleuret. Voici donc l’historique de ma première semaine aux JO.
Lundi 10 : Echauffement, on tape dans ses mains, attention pour la holà, on exerce les cordes vocales : zhongguo jiayou, allez les bleus, et 1 et 2 et 3 – 0 …
Mardi 12 : On commence sur le tatami avec le Judo. Au programme, qualifications des – 81 kg chez les hommes, - 63 chez les femmes. Anthony se fait rapidement sortir, mais Lucie Décosse, Lulu comme on l’appelle ici, enchaine les victoires, elle prendra la médaille d’argent le soir même.
Je quitte l’université des sciences et technologie la tête pleine de ippons, de waza’ari, et d’autres mots bizarres japonais pour me rendre au Capital Gymnasium où la Chine est aux prises avec le Venezuela dans un match de volley survolté. Je connais quand même beaucoup mieux ce sport, j’ai du en faire à peu près chaque année jusqu’au bac, et je suis capable d’apprécier ce match à sa juste valeur ! Il faudra 5 set (donc 5 passages des pom pom girls), un cinquième set très très tendu, pas mal de huée au moment des services adverses pour que la Chine mette définitivement la main sur ce match. Mon meilleur moment des JO.
Mercredi 13 : Après une bonne nuit, réhydratation, massage et étirements, ce sont les duels à la Française qui m’attendent. Finales d’escrime individuelles : épée féminine et fleuret masculin. Les 2 représentants chinois (dont la vainqueur de Laura Flessel, snif…) échouent tous deux à la pire des places, c’est la déception générale. Les Allemands font la fête avec deux titres.Jeudi 14 : Je décide d’aller prendre l’air à la campagne, et fuit donc Pékin pour Shunyi et sa nouvelle base nautique. Ici ont lieu les épreuves d’aviron en cette première semaine olympique. Connaissant mon passé de galérien, un Américain de ma classe me propose gentiment de l’accompagner. Nous partons sous un ciel menaçant, attendons deux heures sur place, pour apprendre que les courses sont finalement toutes reportées …

Vendredi 15 : Après une nuit agitée par l’enjeu, je suis de retour à Shunyi pour voir enfin les courses d’aviron, avec pas mal de bateaux Français en compétition encouragés par un large banc de supporter. Même si les résultats ne sont pas à la hauteur cette année, la France est toujours une grande nation de l’aviron.
Course de 4 - Il fait pas beau à Pékin? ;-)
A peine rentré à Pékin, je me mets en route pour le stade national, le nid d’oiseau, ce stade d’une grande originalité architecturale qui se révèle très impressionnant dans le paysage pékinois.

A l’intérieur, c’est magnifique, on s’y sent bien, et on voit très très bien, même si les coureurs sont parfois tout petits ! A noter les qualifications du 1500m où Mehdi Baala se présente sous son meilleur jour, les premières épreuves d’heptathlon féminin sans Eunice Barber, le lancer de poids et ses bucherons canadiens, et la finale du 10 000 m féminin, de loin la meilleure des courses de la soirée: Après quelques tours, les premières coureuses prennent un tour sur les plus lentes, et les coureuses se retrouvent rapidement éparpillées tout le long de la piste. Il faut se concentrer pour savoir quelles sont les coureuses en tête, tâche bien trop ardues pour notre voisin américain qui a dépensé 100€ pour venir boire de la bière, beaucoup de bière, dans le stade olympique.

Samedi 16 : En avant pour la boxe ! Sport uniquement masculin, au même titre que la natation synchronisé n’est que féminine, on assiste d’abord à des combats des - de 61 kg, on finit par s’ennuyer, et on change d’état d’esprit : On se met à espérer le KO… Arrivent les - de 75 kg, et là, c’est tout de suite plus impressionnant, les coups sont lourds, les boxeurs titubent, mais toujours pas de KO… Pas de représentants français cette journée dans ce sport de brute joué par des brutes.
Le soir, je repars pour une deuxième séance au stade national. On assiste à un des moments historiques des jeux : la victoire écrasante et impressionnante de facilité de Usain Bolt en finale du 100m !
Dimanche 17 : repos, et j’en profite pour refaire le plein de tickets pour la deuxième semaine !!!