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vendredi 23 janvier 2009

La Cascade de glace - 攀冰














Mercredi matin, c’est chargé avec le sac de gauche que je me suis mis en route. Vendredi, je n’avais plus que celui de droite dans la main…

Que s’est-il passé durant ces 3 jours ? Ai-je vendu tous mes biens pour faire l’achat d’un billet retour vers la France ? Ai-je été sournoisement kidnappé, battu, et volé par ces affreux Tibétains ? Ai-je été jugé pour affichage ostentatoire d’un excès de biens personnels ?

Et bien, non, je suis plutôt parti en sortie Cascade de Glace avec le maintenant classique club Montagne de Tsinghua. Partis au nombre de 18, de bon matin et chargés comme des mules, il ne nous fallu pas très longtemps pour gagner le site




Notre cascade!

Après un déjeuner rapide, nous chaussons déjà les crampons, saisissons les piolets, prêts à affronter la glace.


Pendant que les plus expérimentés posent les voies sur le mur glacé, nous révisons nos pas sur plan incliné. Le style Français consiste à grimper les pieds bien à plat, sans trop se fatiguer, tendant que le style Allemand est plus direct, les crampons fichés droit dans la glace, et on monte face à la pente. Les demoiselles rencontrent alors leurs premières difficultés, et jurent sur le style Allemand.


Puis nous passons devant Dongdong (Hiver-Hiver…), grand spécialiste de la cascade de glace, qui nous apprend à utiliser piolets et crampons en ascension sur mur vertical.


Ce n’est finalement pas trop dur. En fait, si. La glace, elle, est très très dure. Et donc à force de kicker dans cette glace avec mes chaussures trop petites (pourtant les plus grandes du club), mon pouce de pied refuse bientôt d’aller plus loin, et je dois stopper pour la suite de la journée. Ma première ascension attendra demain.

Pendant que les autres grimpent sur cette belle cascade, nous sommes trois à monter en avance au camp pour le préparer à l’avance. Nous comptons en fait dormir sur un petit terrain au pied de quelques maisons en bois fermées pour l’hiver.



La vue en face du camp

On passe un grand coup de balais, on commence à installer les tentes, et on part chercher du bois pour le feu, qui nous servira à faire à diner. Parmi nos trouvailles, on attrape un tronc fin très clean. On le ramène sans scrupule. Mais moins de 10 minutes après, on voit débarquer un des gardiens du parc ou nous nous situons, ce gardien qui vit en fait dans une des cabanes de notre camp, et nous engueule en nous expliquant avec mépris que nous avons pris le bois qu’il avait lui-même préparé. Le gardien reprend son bois, mais un froid est jeté entre lui et nous…

Bientôt, nous voyons toute la troupe monter à son tour. Chacun s’attelle à sa tache pour finir de préparer le camp, allumer le feu, préparer à manger, etc. Le gardien ressort alors de chez lui, et pour nous ne savons quelle raison, nous propose alors de dormir dans la grande pièce attenante équipée d’une gigantesque lit (un Kang),


et d’utiliser l’espèce de grand gamelle propre de devant chez lui, nous évitant de devoir nettoyer la seconde, d’une saleté à faire fuir plus d’un blanc. Puis il nous fournit tous les ustensiles qui peuvent nous aider, il offre l’abri à ceux qui voudraient entrer pour se protéger un peu du froid et discuter avec lui ! Bref, ce n’est plus le même homme, et c’est tant mieux.



Au menu, pâtes, légumes, viande. On mange très bien. On finit par 2 breuvages. L’un d’eux est dénommé 姜丝可乐, coca au gingembre. Ces breuvages possèderaient des propriétés qui nous aideraient à nous protéger du froid et à ne pas attraper le rhume. Etant donné que je semble avoir beaucoup plus froid que mes camarades chinois alors que le thermomètre frôle les -15°, et sachant que j’ai tendance à attraper rhume sur rhume en tant normal, je me dis que la différence entre eux et moi, c’est ce genre d’habitudes ! Alors je bois goulument leurs breuvages, et je reviendrais de ce week-end sans aucun rhume !

Idée cuisine pour la route: la clémentine gelée. Vous la placez au congélo le temps de faire apparaitre des petits cristaux à l'intérieur des quartiers, vous épluchez, et c'est prêt à déguster. Délicieux!

Je vous propose maintenant diverses photos des 2 jours suivants, où nous avons pu savourés les charmes de l’ascension sur la glace.

Petit-dej!




Remarquez que je monte en tennis… ça fait bien rire mes camarades, mais ce n’est finalement pas si mauvais comme chaussure d’alpinisme !

On assure!


Un as qui monte en tête

Style Masculin


Style Féminin

Voie Plus difficile


Remarquez aussi tous ces tubes au dessus de la cascade… Et oui, la cascade est artificielle. Elle résulte de la dérivation d’un filet d’eau sur toute la longueur de la falaise.

Un tuyau qui franchit la "vallée" pour alimenter une seconde cascade

La partie supérieure de la cascade

La photo de groupe tradi

Toute sortie du club montagne se finit au resto autour de délicieuses brochettes!

Ah oui, l’explication du sac à dos qui devient petit sac platique… Nous fumes suivi par une deuxième cohorte de Chinois prêts à affronter la cascade, et ceux-ci réutilisèrent tout notre materiel. Donc tentes, casques, chaussures, crampons, etc, nous ne rapportâmes rien !

lundi 27 octobre 2008

Un week-end à Tsinghua

Pour commencer, Bon Anniversaire Vincent!


Contrairement aux derniers week-ends durant lesquels je m’étais empressé de quitter Pékin, j’ai préféré lever un peu le pied ces deux derniers jours, au risque de perdre l’estime de Daphné. Mais rassurez-vous un week-end passé à Tsinghua ne ressemble en rien à un week-end passé sur le platal (le plateau de Saclay pour les non-connaisseurs), week-end que certains appelaient d’ailleurs week-end loose…

Ainsi l’université de Tsinghua ne passe pas en mode hibernation le dernier cours du vendredi soir achevé pour rouvrir l’œil aux premières lueurs du lundi matin. 90% des étudiants de Tsinghua ne sont pas originaires de Pékin, alors bien sur, il est moins facile de rentrer chez soi chaque semaine. Résultat, le campus fourmille d’activités : tournois sportifs, concerts, festivals. A Tsinghua, comme à Beida, l’université voisine, on trouve de tout pour s’occuper allègrement en oubliant que dans un master de physique, parfois, il faut aussi faire de la physique.

Samedi après-midi les divers orchestres étaient présents au milieu du campus pour un très sympathique concert rassemblant aussi bien des duos de violon que des quintettes à vent ou encore une fanfare au complet. Chaque morceau était l’occasion pour les musiciens de présenter leurs instruments aux spectateurs, spectateurs n’ayant pour la plupart jamais eu la chance de jouer d’instruments de musique. Je retiendrais surtout le dynamisme du quatuor de sax (Benjamin, j’espère t’entendre jouer aussi bien quand je reviens en France!), et le passage absolument impeccable de la fanfare (pourtant la fanfare N°2 de l’université). Je ne peux oublier de mentionner l’introduction de cette même fanfare (« LA FANFARE » comme dirait Antoine) attirant les spectateurs sur la « place du village » au son de Téquila !... Téquila !, thème si souvent interprétée par notre magique fanfare fan de pouet !

Le cor d'harmonie, aussi appelé trompette Française ou trompette ronde par nos amis chinois.

Quintette à Vent

Le bassoniste présente le quintette à vent

Le quatuor de sax, magique!

Le trombone, ou grande trompette!

Le tuba, ou grosse trompette, accompagnée par la trompette ronde...

Et la Fanfare en tenue d'apparat!!!

Dimanche, nous visitions le 北京大学国际文化节, le festival des cultures internationales organisé dans l’université voisine de Beida. Beida dont je rêve depuis que je suis repassé dans leur campus il y a peu de temps. Si notre campus montre que Tsinghua est bien une université d’ingénieur,s celui de Beida est tellement plus raffiné ! Tout y est beau, de la grande pagode aux bâtiments restés dans le style chinois en passant par le lac autour duquel vagabondent les esprits rêveurs. Même le temps est tout de suite magnifique lorsque l’on est à Beida…


Donc festival des cultures. Une soixantaine de pays étaient présents, tous disposaient d’un stand où exposer quelques éléments marquants de leurs pays. Ils étaient généralement tenus par des citoyens de ces pays présentés, même si je suis tombé sur une petite chinoise en visitant le stand du Kenya ! Elle m’avouera qu’elle n’avait pas choisi de tenir spécialement ce stand, mais qu’elle avait été tirée au sort… Les ambassades avaient apporté leur soutien à cette manifestation en fournissant tout un tas de petits objets traditionnels, en particulier pour les pays africains. Petit regret, les Français de Beida n’ont visiblement pas fait appel à notre ambassade, leur décoration étant essentiellement composée de maillots de l’équipe de France de foot, et d’un savant mélange de photos des présidents de la 5ème république et des miss France des dernières années…

Dommage, les chinois cachent l'affiche des bières belges...

La culture c’est important, le sport aussi. Alors sitôt rentré, je me suis dirigé vers le mur d’escalade spécialement installé cette semaine par l’association Montagne de Tsinghua, toujours la même. Une compétition était organisée, tout le monde y était convié et les débutants côtoyaient les cabris de l’Himalaya. J’avais préféré faire une croix sur la compétition technique pour me concentrer sur la compétition de vitesse, bourrin un jour, bourrin toujours. Et je me suis bien amusé, atteignant d’ailleurs les 8èmes de finale (avant de me faire éclater par un membre de l’assoc…) ce qui me valut une interview par un des journaux de l’école. Certains diront que la vrai raison était que j’étais le seul étranger présent à cet événement…

Le mur tout rouge!

J'écrase mon adversaire. L'histoire m'apprendra que c'était la 2ème fois qu'il grimpait...


Enfin, sans transition et pour finir, pour vous une mariée non pas en running comme les aime tant Julien, mais en chaussure de randonnée. Non seulement c’est confortable, mais en plus s’il y a de la boue, tu es sure de rester au sec…

vendredi 10 octobre 2008

La Montagne, ça vous gagne!

Ma première association? Le club montagne évidemment! Mais pourquoi suis-je autant fan du club montagne de Tsinghua ?
  • Parce que les montagnes sont juste à coté, ce serait bête de ne pas en profiter !
Photo prise de ma fenêtre par temps clair

  • Parce que sortir régulièrement de Pékin pour respirer un peu d’air pur devient un besoin vital !
Extrait d’un compte-rendu en Chinois de notre sortie des vacances :

野营过程中,发现北京市区里的空气的确很污浊,出来延庆后,能非常明显的看见市区里面笼罩着一层灰黑色的雾,彻底明白为什么在学校看不清天上的星星了.

Si vous avez besoin d’aide, cette personne dit que voir le ciel de Pékin depuis le campement à 2000m d’altitude lui a fait prendre conscience à quel point l’air de Pékin était sale ! La ville était en effet enveloppée par un épais nuage gris foncé. Elle a alors compris pourquoi on ne voyait jamais les étoiles depuis notre campus.

La photo suivante montre bien la limite entre l'air pollué de Pékin et les plus hautes zones de l'atmosphère! Et dire qu'il parait qu'avec l'hiver la pollution est plaquée au sol...


  • Parce qu’ils mettent un mur, du matériel et un assureur pour aller grimper jeudis et samedis !

  • Parce qu’ils proposent des sorties qui font rêver, à l’image des cascades de glace (même s’il est encore un peu tôt)
  • Parce qu’ils proposent des sorties qui font rêver, mais encore plus fort, dans l’Himalaya !
  • Et parce que même s’il faut se plier à l’autorité du chef, les chinois sont toujours très sympas !

Allez, j’y retourne ce week-end...

mardi 30 septembre 2008

Première sortie avec le club montagne: Camping à Haituo!

Le gouté est préparé,
Le diner est bien rangé,
Au fond de l’université,
Le soleil n’est pas levé,

Il est 5 heures,
Mathieu s’éveille,
Mathieu s’éveille.

La semaine est chaumée,
Les ouvriers sont en congés
Les Chinois dorment à point fermés
C’est l’heure où je vais me lever

Il est 5 heures,
Tsinghua se lève,
Il est 5 heures,
J’ai sommeil.




Porte principale de Tsinghua, deux groupes de 14 motivés ont rendez-vous avec le mont Haituo. Je fais parti de l’équipe A, l’organisatrice, 冯茜 (Feng Qian), a accepté de nous prendre, moi et un allemand, dans son groupe, malgré les évidentes difficultés que cela implique. 6h00, tout le monde n’est pas encore là, Feng Qian, est énervée. Elle appelle les deux fautifs. A l’image des plus grandes performances du mythique Aymeric (celui de Washington), ils ont oublié de se lever. Mais pourquoi les attendre alors ? Parce que nous avons partagé les fardeaux la veille. Certains portent la tente, d’autres la nourriture. Manquant alors de courage, refusant le défi de la nuit à la belle étoile le ventre vide (tel des adorateurs du dicton : Qui dort dine), nous attendons nos camarades, et c’est avec plus d’une demi-heure de retard sur le planning que nous nous mettons en selle.

En retard sur le planning ? Mais c’est une catastrophe ! Car la sortie est minutieusement préparée, l’organisation quasi militaire. Deux réunions de préparation, une répartition des tâches, un briefing détaillé, un road book précis, et une chef qui ne rigole pas. Ça tombe bien, de toute manière, je ne comprends pas leurs blagues.


Après la séquence maintenant classique Vélo-Métro-Taco, c’est à 921 mètres que nous resserrons les chaussures, jetons un dernier regard à la plaine Pékinoise et respirons une dernière bouffée de gasoil. 万宁辛 (Wan Ningxin) est responsable topo. Elle nous emmènera à 2241 mètres d’altitude. Interdiction de doubler. Je me suis fait engueulé quand je lui suis passé devant pour prendre cette photo!



Mais ne croyez pas que le rythme était lent pour le coup. On ne rigole pas avec le planning, il faut à tout prix le rattraper. Pas le temps de prendre le petit dej, les pauses, c’est 3 minutes, et quand la chef déclare 上包 (sac sur le dos !), ce n’est pas comme sur un bateau skippé par Charles, on est instantanément prêt à partir.



La pauvre 徐馨叶 (Xu Xinye), a du mal à suivre, mais elle n’a pas le choix : elle garde le rythme. Quand elle commence à vraiment décrocher, on se partage ses affaires sous les ordres de la chef, et on se remet en route aussi vite. Mais quand elle commence à avoir des crampes, notre chef ne sait plus trop quoi dire… Fier de mon expérience en raid, je l’aide récupérer, s’étirer, et à repartir plus sereinement. Je crois que je me suis fait pardonner mon retard à la réunion de la veille…

徐馨叶 va mieux!

On arrive à la fin de la partie la plus difficile, on en profite pour faire une première photo de groupe, et on continue l’ascension sur la crête en écoutant 白鸽, l’hymne de l’association, qui donne des envies de grand air ! Il faut dire que cette chanson est maintenant associée dans ma mémoire avec les images complètement folles des diverses sorties montagnes de l’association. Je rêve maintenant d’Himalaya au son de cette chanson !




Voici le sommet ! Belle dalle, comme d’habitude, pour célébrer les 2188 mètres d’altitude du sommet. Photo magnifique tous ensemble.


Cependant le plus au sommet du coin (deuxième plus haut sommet de la province après 灵山, déjà gravie l’année dernière avec mes amis les Supop) est en face, il nous reste encore un peu de chemin. On passe par un col où nous établirons notre campement, on y abandonne les sacs à dos et les plus fatigués, et on continue jusqu’au sommet, cette fois dans une ambiance beaucoup décontractée !

Entre les deux sommets

Installation du Campement sous le soleil couchant


Ahhhhhhhhhhhh, Je tombe....

C’est poussé par le vent qui se lève que nous revenons au camp, on installe les tentes d’autant plus vite que le vent forcit et que le soleil se couche. Le col est orienté Nord-Ouest, Sud-Est, et évidemment, notre position vis à vis du redoutable 西北风 (Xibei Feng, vent du Nord-Ouest) n’est pas favorable. Je ne connaissais alors ce vent que dans l’expression 喝西北风 (boire le vent du Nord-Ouest, signifiant souffrir de faim et de froid), j’ai aujourd’hui fait la glaciale expérience de la réalité de ce vent. Malgré les 4 couches, dont la polaire Quechua et la polaire PierreThomasBinetMontagne, j’ai très froid ! Mon camarade 王文强 est bien moins couvert que moi, mais son pire moment reste à venir… On est obligé de diner sous la tente, autour d’un petit réchaud à l’équilibre précaire, réchaud que nous ne renverserons qu’une fois… Au menu, pates chinoises, enfin ici on les appelle 方便面, les pâtes pratiques…

Mes compagnons de tente et pique-nique: la Chef 冯茜 et le retardataire 王文强

Après le diner, on se retrouve sous une tente pour chanter et rigoler. Mais 20h approche, les sourires s’effacent, la réunion commence. La chef prend la parole. Elle fait le compte rendu de la journée, et elle n’est pas contente de tout. En particulier des pauvres 宋杨磊 et 王文强 arrivés en retard le matin. Ils baissent la tête, et se font la font démonter. Vraiment ! On ne rigole plus… Parlent ensuite les 2 autres anciens de l’assoce, ils insistent de nouveau… Bon, après on parle des bons cotés aussi, heureusement. 20h30, la réunion est terminée, on oublie tout, tout le monde est copain, tout le monde est content à nouveau, et on admire les étoiles, emmitouflés dans nos duvets. Point de pollution de l’air, on respire, point de pollution lumineuse non plus, les étoiles brillent par centaines, c’est magnifique ! Et puis on va dormir, enfin, on essaye de dormir sous les tentes qui résistent péniblement au Xibei Feng, ce vent glacial.

Je me souviens, ça commençait comme ça
D’abord un peu perdu, par les Chinois réveillés
Où suis-je, quelle heures est-il, est-ce qu’on travaille où pas ?
Alors du bout des doigts se rhabiller
L’odeur du petit déjeuner se glissant sous l’duvet
Un vent glacial semblant forcer la tente
Aujourd’hui est une journée folle
Pas même débutée, nous sommes déjà debout
Dehors, le vent glacial, la brume matinale
Donnent au camp des allures d’Himalaya.
Les cheveux qui s’envolent, vers le soleil levant,
Il manquerait plus qu’un bon chocolat bouillant

Dis-moi, Xibei Feng
Les deux mains dans les manches
Pourquoi je garde au fond du ventre un frisson
Dis-moi, vieille branche
Gardien de mes nuits blanches
Pourquoi ce vent nous gèle à l’unisson ?

On fixe tous l’Est en guettant l’apparition du soleil, cet astre salvateur qui réchauffera enfin nos petites mains engourdies ! Le spectacle est magnifique, les montagnes à l’est sont enveloppées dans la brume, seuls les sommets ressortent, comme des ilots effleurant la surface de la mer.

Au petit jour

Le jour s'est levé sur un étrange campement...

6h10, le trait rougeâtre de l’horizon s’embrase enfin et une belle boule bien rouge apparaît ! Quelques photos, puis on remballe le camp, prêt à repartir par un autre chemin, tel les rois mages, comme le dit si bien le lettré Vianney.