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mardi 6 avril 2010

塞翁失马 - Le cheval de Sai Weng

L’histoire se passe il y a plusieurs siècles de cela dans un petit village chinois situé non loin de la frontière nord du pays. Sai Weng, une vieille dame, y élève des chevaux avec son fils. Un beau jour l’une de ses juments s’enfuit. Malgré la terrible perte Sai Weng garde le moral. Et elle fait bien car quelques jours après sa jument revient, et ne revient pas seule. Avec elle un bel étalon sauvage venu des grandes plaines. Sai Weng ne s’en réjouit pas plus que cela. Et elle fait bien car en essayant de monter ce bel étalon sauvage son fils chute et est gravement blessé. Il perd l’usage de ses jambes. Une tragédie ? Assurément, mais la vieille Sai Weng sait que s’il ne faut pas se réjouir trop vite, une perte n’est forcément aussi grande qu’elle n’en parait. Et elle fait bien. L’année suivante la guerre éclate. C’est la conscription. Tous les hommes valides doivent partir à la guerre. Elle sera la seule femme du village à garder son fils auprès d’elle.

塞翁失马, une petite histoire chinoise qui nous apprend que sur cette terre aucun évènement n’est purement malheureux, aucun évènement n’est purement heureux.

jeudi 1 avril 2010

Mon étrange poisson

Aujourd’hui j’ai acheté un étrange poisson au marché aux animaux d’Wudaokou. Je lui ai aussi acheté un petit bocal en verre en guise d’aquarium et je l’ai ramené au dortoir. En chemin j’ai rencontré mes amis européens. A la vu de mon étrange poisson le français fut tout excité. Il m’a dit vouloir le même pour le montrer à sa copine, ça lui fera une belle surprise. Mon ami allemand m’a posé d’autres questions : « Tu connais l’espèce de ce poisson ? Il a besoin d’eau à quelle température pour vivre ? Comment tu le nourris ? » J’ai répondu gentiment à leurs questions et ai repris mon chemin. A la réception j’ai croisé mon ami Américain. A la vue de mon poisson, il s’est exclamé : « Quel incroyable poisson ! Il vient des states n’est-ce pas ? » Je lui ai répondu : « Peut-être, je ne sais pas » et ai pris l’ascenseur. J’y ai croisé mon ami Japonais qui rentrait aussi chez lui. Il fut très intéressé par mon poisson : « C’est un bien beau poisson que tu as là. Tu crois qu’on pourrait l’élever au Japon ? » Je lui ai conseillé d’essayer et ai regagné ma chambre. Mon voisin chinois faisait à manger, et en voyant mon poisson s’est tout de suite exclamé : « ça se mange ? »

Petite histoire chinoise illustrant assez bien les 偏见 = préjugés des chinois vis-à-vis des étrangers : Les Français sont 浪漫 = romantiques, les allemands sont 科学 = rationnels, les américains pensent qu’ils sont les meilleurs partout, les Japonais veulent s’approprier tout ce qui se fait à l’extérieur, et les Chinois ? Ils aiment manger.

mardi 3 novembre 2009

Une autre histoire du Japon

Pour la dernière sur le Japon, je vous propose une autre histoire du Japon, cette fois racontée par Xu Xiangming.

L'histoire remonte à l'époque de Qin Shihuangdi, le premier empereur qui unifia la chine il y a plus de deux millénaires. Il unifia militairement la Chine, puis lui a donne une structure administrative solide qui lui a permis de se développer. Il est considéré comme un père de la nation Chinoise. En même temps, ses méthodes, que ce soit dans la conquête du pays ou dans le maintien de l'ordre, furent terriblement cruelles (Je conseille a ce sujet le très bon film 荆轲刺秦王). Et pour couronner le tout, il était infiniment mégalo. C'est cet empereur-ci qui se fit construire la monumentale armée en terre cuite pour l'accompagner dans sa mort. Mort qu'il a toujours cherche à refuser, envoyant une flotte de navires à la conquête des océans, où selon les croyances populaires, vivaient les dieux immortels, afin d'en ramener le secret de l'immortalité. Qin Shihuangdi mourut sans qu'aucun navire ne revînt, ceux ci ayant disparu sans laisser de traces... La légende dit que s'ils n'ont pas trouver l'immortalité, ils trouvèrent au contraire le Japon, et le peuplèrent! Une belle histoire pour dire que les ancêtres des Japonais sont tous des chinois...