L’histoire se passe il y a plusieurs siècles de cela dans un petit village chinois situé non loin de la frontière nord du pays. Sai Weng, une vieille dame, y élève des chevaux avec son fils. Un beau jour l’une de ses juments s’enfuit. Malgré la terrible perte Sai Weng garde le moral. Et elle fait bien car quelques jours après sa jument revient, et ne revient pas seule. Avec elle un bel étalon sauvage venu des grandes plaines. Sai Weng ne s’en réjouit pas plus que cela. Et elle fait bien car en essayant de monter ce bel étalon sauvage son fils chute et est gravement blessé. Il perd l’usage de ses jambes. Une tragédie ? Assurément, mais la vieille Sai Weng sait que s’il ne faut pas se réjouir trop vite, une perte n’est forcément aussi grande qu’elle n’en parait. Et elle fait bien. L’année suivante la guerre éclate. C’est la conscription. Tous les hommes valides doivent partir à la guerre. Elle sera la seule femme du village à garder son fils auprès d’elle.
塞翁失马, une petite histoire chinoise qui nous apprend que sur cette terre aucun évènement n’est purement malheureux, aucun évènement n’est purement heureux.