vendredi 18 juillet 2008

Premiers Pas à Pékin

Parti de France le 15 juillet après une petite semaine gâchée par des formalités administratives douteuses et une nouvelle fête nationale passée dans la capitale mais sans mettre les pieds sur les Champs Elysées, après une courte escale à Vienne, Austrian Airlines oblige, après un petit trajet en taxi sur une autoroute complètement refaite entre l’aéroport et la capitale olympique du moment, me voici de retour à la BLCU, Beijing Language & Culture University, 北语 pour les intimes, où j’avais passé quelques semaines l’année dernière.

Je loge en chambre double, et mon copiole est Coréen, comme la majorité des étudiants étrangers ici. Il est très gentil, mais il est un peu mollasson. Enfin, c’est un euphémisme. Il n’a pas de cours durant l’été, a préféré resté à Pékin pour travailler, ce que je ne l’ai jamais vu faire, il passe plutôt son temps à sortir, un peu, à jouer à Warcraft, beaucoup, et à dormir, quasi tout le temps ! Il a dormi de 7h à 18h hier… pour se recoucher à 1h. Belle journée, n’est-ce pas ? Tout ça pour dire qu’on est un peu décalé dans nos rythmes de vie. En plus, je dois dire que je suis assez jaloux, je suis incapable de rester endormi passé 7h du matin : notre chambre est orientée vers le Sud, et chaque matin un soleil arrogant semblant forcer les vitres m’incite à me lever avant le réveil.

Mon Coréen mange aussi des trucs qui empestent dans la chambre, et encore pire, il en stocke dans le frigo. Je bas mon record d'ouverturedeporte-prisedelabouteilledelait-fermeturedeporte chaque jour. Et comme il est difficile d’ouvrir la fenêtre, chaleur écrasante dehors, les émanations restent dans la pièce, elles rentrent dans mes entrailles, et je me transforme petit à petit en coréen. Bientôt moi aussi j'aurais besoin de 4 bouteilles de shampoing, de la laque, un sèche-cheveux et 3 peignes pour me coiffer…

Je suis des cours de langue tous les matins, thèmes divers, enrichissement du vocabulaire et révisions de grammaire. J’ai aussi choisi un cours supplémentaire de Business Chinese deux après-midi par semaines, mais le niveau est très élevé, j’ai du mal à suivre. Il est assez amusant de noter les origines des étudiants. Dans les classes de bas niveau, il y a un bon mixage d'origines, et plus le niveau s’élève monte, même si les nationalités reste très variées, on ne retrouve presque plus que des enfants de chinois immigrés qui parlent donc anglais et cantonais et sont ici pour apprendre le chinois standard : le mandarin, le 普通话.

Mon chinois revient tranquillement, l’oreille s’affine, et même s’il est toujours très difficile de comprendre ce que quelqu’un essaie de te dire quand tu ne t’attends pas à quelque chose de précis, Je sais demander à un Chinois si la production de son entreprise est surtout destiné à l'exportation ou au marché intérieur. Cependant la commande au McDonald reste toujours une montagne que j'esquive en demandant simplement le n°1...

J'ai rencontré Yannick, le grand chef, l'x 2003 qui vient de finir ses 2 années de master à Tsinghua, et a donc tracé une route que je me contente maintenant de suivre. Il m’a donné son vélo (avec vitesse, contrairement aux classiques vélos chinois), ses enceintes (je peux refaire du bruit, ça me fait bien plaisir!), un planisphère, une mappemonde, un lonelyplanet de la Chine (interdit à la vente ici car Taiwan est en gris, et est donc considéré comme hors-Chine par le routard, qui n'a pu s'empêcher de rajouter une touche de polémique!), quelques cds de musique chinoise (que j'hésite encore à écouter...) et pleins de petits trucs divers. Il m'a aussi emmené faire un tour du campus de Tsinghua, ma future université. Photo de la visite de l'année dernière:


La communauté française est très développée ici, il paraît que les seuls étudiants étrangers de mon département de Nuclear Science and Technology sont toujours des Français… Le plateau de Saclay semble avoir déménagé ici : En plus d’Antoine et moi venant de l’x, des Supelec et un groupe de Centraliens passeront aussi deux années à Tsinghua avec une préparation au Chinois précaire, et des HEC suivent un programme d'échange et passeront 5 mois à Tsinghua (cours en Anglais)

1 commentaire:

Julien a dit…

C'est con que je fasse pas de chinois, j'aurais pu prendre la releve....