mardi 8 décembre 2009

Vive le vent, Vive le vent, Vive le vent d'hiver

Vive le vent, Vive le vent, Vive le vent d'hiver,
Qui s'en va sifflant soufflant dans les grandes cheminées,
Vive le vent, Vive le vent, Vive le vent d'hiver,
Emmene tout ça loin vers le Sud et laisse nous respirer

Vendredi dernier on a enfin eu un jour de vent! Force 5-6 selon les critères Pékinois. J'adore ce genre de jour. D'abord parce que tous les vélos se retrouvent par terre, on a l'impression de passer derrière les Japonais. Mais surtout parce que le vent nettoie la ville! Les particules en suspension sont trop légères pour tomber au sol, les précipitations sont inexistantes, en hiver, le vent est notre seul espoir. Regardez un peu l'effet sur ce graphique:


Beijing, 4 décembre, jour de grand vent:  PM10 Time series

Et vendredi, il faisait réellement beau! On voyait de nouveau briller le soleil, le ciel était bleu, on apercevait les montagnes de l'ouest, bref ça donnait envie de sortir!

Mais cette année est bien avare en vent. L'année dernière les grands vents étaient presque journaliers dès le mot de novembre et le démarrage des plus grandes pollueuses. Cette année il n'y a eu qu'un jour de grand vent en plus d'un mois... Le vent est ainsi tombé dans la nuit de vendredi à samedi, et 72 heures après, voici le résultat:



Beijing, 7 décembre, PM10 Time series : on atteint les sommets


Incroyable! On a atteint le haut du graphique! Et réellement, quand on sort de chez nous, ça pue. ça pue le cramé, l'air est sale, on respire mal. On aperçoit une espère de forme arrondie jaunatre dont les contours se distinguent mal dans ce nuage de pollution, c'est le soleil. Je n'ose plus sortir...



Remarquez que contrairement aux situations habituelles, le nuage de pollution a franchi les première lignes de montagne! Alexis, si tu es toujours en Mongolie, prend garde à toi, le nuage chinois est en route!!!

lundi 7 décembre 2009

Outils d’apprentissage 3 – Dictionnaires

Si vous pénétrez dans le bureau de Mme Bai, regardez un peu ses étagères, vous verrez qu’elles sont envahies de divers dictionnaire. Si vous interrogez des linguistes sinophiles, vous découvrirez que leurs bureaux le sont de même. Si vous lisez l’article de David Moser, un peu résigné vis-à-vis de l’apprentissage du chinois, vous y découvrirez ceci :

One of the most unreasonably difficult things about learning Chinese is that merely learning how to look up a word in the dictionary is about the equivalent of an entire semester ofsecretarial school. When I was in Taiwan, I heard that they sometimes held dictionary look-up contests in the junior high schools. Imagine a language where simply looking a word up in the dictionary is considered a skill like debate or volleyball! Chinese is not exactly what you would call a user-friendly language, but a Chinese dictionary is positively user-hostile.

Chinese must also be one of the most dictionary-intensive languages on earth. I currently have more than twenty Chinese dictionaries of various kinds on my desk, and they all have a specific and distinct use. There are dictionaries with simplified characters used on the mainland, dictionaries with the traditional characters used in Taiwan and Hong Kong, and dictionaries with both. There are dictionaries that use the Wade-Giles romanization, dictionaries that use pinyin, and dictionaries that use other more surrealistic romanization methods. There are dictionaries of classical Chinese particles, dictionaries of Beijing dialect, dictionaries of chéngyǔ (four-character idioms), dictionaries of xiēhòuyǔ (special allegorical two-part sayings), dictionaries of yànyǔ (proverbs), dictionaries of Chinese communist terms, dictionaries of Buddhist terms, reverse dictionaries... on and on. An exhaustive hunt for some elusive or problematic lexical item can leave one's desk "strewn with dictionaries as numerous as dead soldiers on a battlefield."

Aujourd’hui, je vous propose quelques outils pour d’une, faire rentrer les 36 dictionnaires de Mme Bai ou de David Moser dans une paume de la main, de deux, ne plus apprendre comment chercher un mot dans un dictionnaire chinois… Les solutions d’appellent Wenlin et Pleco, supports électroniques valables sur ordinateur pour le premier, sur téléphone pour le second. Mais intéressons-nous préalablement à deux dictionnaires particulièrement populaires parmi la communauté sinophile.

ABC : Dictionnaire Chinois-Anglais, un magnifique travail qui résulte d’un travail d’une vie du sinologue John DeFrancis. Le nombre d’entrée est très large, les traductions précises, les distinctions toujours présentes. Il recense notamment nombres d’expressions modernes, d’expressions très orales pékinoises, ou d’expressions d’autres dialectes chinois. Les expressions techniques sont aussi présentes, scientifiques (pas mal pour comprendre les cours de sa majeure) comme linguistiques (car le chinois, c’est un peu notre deuxième majeur à tous). Pas mal de termes bouddhistes aussi, sans oublier un grand nombre de chengyu et quelques xiehouyu.

规范词典 GF : Pour les initiés, le meilleur moyen de cerner le véritable sens d’un mot ou d’une expression. Expliquera l’origine des expressions, des chengyu, des dictons, là ou ABC ne donnera qu’un équivalent en Anglais. Donne aussi précisément la nature grammaticale de chaque mots, ainsi que ses conditions d’utilisation. Ce dictionnaire se charge aussi d’expliquer les différences d’emploi entre certains mots très proches. Il donne aussi les formes développées des expressions condensées, ce que ne fait pas ABC. Enfin, exemples très nombreux, beaucoup plus que dans ABC. Défaut du GF, ce serait de ne pas contenir assez d’expressions spécialisées. Sa base est beaucoup plus petite que celle d’ABC. Les termes vulgaires, ou dont les chinois ne parlent pas facilement entre eux à l’oral ne sont pas non plus présent. 滚出去 (casse toi), 艳遇 (proche du one night-stand) par exemple ne sont pas présent dans GF, mais le sont chez ABC.



Exemple de définition du dictionnaire GF


Maintenant que vous connaissez mes deux dictionnaires préférés, voici où les trouver et comment les utiliser :

Wenlin 文林 : Logiciel sur ordinateur édité pour le dictionnaire ABC. Interface peu attirante, mais simple d’utilisation. Les entrées se font soit par caractères en mode copier-coller, en pinyin avec ou sans accents, ou en dessinant le caractère. Les entrées peuvent se faire en simplifié comme en traditionnel, et la sortie est présentée sous les deux formes.

 Un très bon point de Wenlin est de proposer une analyse des caractères, dans leur forme simplifiée comme traditionnelle. La forme est analysée quand il s’agit des pictogrammes ou des idéogrammes, un sens est proposé de façon plus ou moins évidente quand il s’agit d’un agrégat logique, et les deux parties du caractère sont bien mises en évidence quand il s’agit d’un caractère phonétique. Les fragments sont ainsi clairement identifiés, et Wenlin propose de faire des recherches par fragments, on peut par exemple chercher à savoir quels sont les caractères comportant le fragment 肖, et Wenlin vous sort la liste, comportant les simplifiés comme les traditionnels : 消,销,悄,稍,削,宵,哨,屑,俏,etc, après je ne les connais plus.



 Exemple d'analyse de caractères dans Wenlin

Un autre point génial réside toujours dans l’analyse des caractères. Leur fréquence d’apparition dans certaines catégories d’écrits en chinois est répertoriée, du moins pour les 3000 premiers. D’une part cela nous donne un indice sur la nécessité d’apprendre un nouveau caractère, par exemple si je suis débutant et que je découvre un caractères classé 2893ème, je vais peut-être m’abstenir de l’apprendre (sauf s’il est particulièrement amusant comme 鬻 et ses 22 traits). Inversement, après plusieurs mois de Chine s’il m’arrivait de découvrir un caractère inconnu classé 66ème, je n’allais pas le crier sur les toits, mais je me dépêchais de l’apprendre. Dans la liste des caractères comportant肖, Wenlin nous donne ainsi les fréquences suivantes : 消 (500),销 (1047),悄 (1128),稍 (1358),削 (1719),宵 (1719),哨 (2422),屑 (2481),俏 (hors 3000). Certains tentent d’utiliser cette classification pour apprendre les caractères… Je ne suis pas sur que cela marche bien, mais pourquoi pas ?

Pleco : Logiciel hyper abouti et adulé parmi la communauté sinophile.  Pleco est programmé pour être installé sur les téléphones munis d’un système d’exploitation (et très prochainement sur Iphone), et il est d’une ergonomie incroyable, que ce soit dans son utilisation comme dans sa conception, car c’est une "boite" dans laquelle on peut rentrer les dictionnaires que l’on veut (à partir du moment où la maison pleco les a mis sous version électronique). Donc un, on comprime notre tas de dictionnaire dans notre téléphone, et de deux, on peut les emporter partout avec nous ! Idéal pour checker un mot dans le métro ou au détour d’une discussion. Je me verrais mal sortir mon dictionnaire à chaque repas, avec Pleco, c’est possible, et ça passe très bien ! De plus, ça garde les recherches du jour en mémoire, et vous pouvez les noter sur un carnet ou dans Anki le soir venu, et le mot, vous le retiendrez.



Au niveau de la conception du logiciel en lui-même, elle excellente à différents aspects. D’abord aux niveaux des entrées. Pour les entrées incomplètes en pinyin, la colonne index sur la droite permet de trouver efficacement le mot qui nous intéresse. Pour les entrées en caractères, on dessine quelque chose qui ressemble de près ou de loin à l’original sur l’écran, et pleco propose un ensemble de 8 caractères parmi lesquels choisir, sans accorder d’importance au nombre ou à l’ordre des traits. On trouve donc très plus facilement le caractère que l’on veut dans Pleco, même quand on ne se souvient que d’une partie de celui-ci.

Ensuite, Pleco depuis sa deuxième version propose une lecture orale des mots, et non plus simplement la lecture des caractères pris séparément. Très important pour la mémorisation si comme moi celle-ci ne peut se faire sans une partie de mémorisation auditive.

Enfin, Pleco est un logiciel livré avec les dictionnaires que l’on désire. Fort heureusement, le dictionnaire ABC est proposé, et l’on obtient ainsi une version portative de ce fantastique dictionnaire. Et depuis la version 2 de Pleco, on peut aussi installer le GF, ce dictionnaire chinois-chinois que j’aime tant, et recommandé par l’excellent Jonathan Chiche.


En conclusion, j’ajouterai que même s’ils peuvent être facilement crackés, n’hésitez pas à faire l’achat de ces deux logiciels, même s’ils peuvent paraitre un peu cher, car le travail qu’il y a eut derrière et leur immense utilité le valent bien. L’achat de Wenlin récompense directement le travail fait dans l’édition du dictionnaire ABC, et l’achat de Pleco sert à payer d’une part les licenses des dictionnaires, d’autre part le travail fait dans la programmation du logiciel et l’adaptation des dictionnaires.

dimanche 6 décembre 2009

生日快乐!

Recette d’une super soirée d’anniversaire à la chinoise avec beaucoup de gâteaux-cadeaux-copains pour reprendre les mots de la "ptite "prof de gym ;-)

1 – Les copains ! 19 personnes autour de notre petite table, c’était très convivial ! Française, chinoise, malaisienne, canadienne, tadjikistannaise, péruvienne, un bon paquet de nationalités présentes! Et le miracle du jour, c’est que tout le monde parlait…en chinois ! Alors à la fin du repas, j’ai respecté la tradition chinoise : j’ai invité mes 18 invités ! Heureusement que c’était en Chine ;-)


2 – Le gâteau ! Indispensable à un vrai anniversaire réussi, merci à 左宏伟 pour y avoir penser, et à tout le monde pour ne pas l’avoir utiliser pour une nouvelle bataille de gâteau à la crème !



3 – Les cadeaux ! Oh il y en a eu beaucoup, à commencer par cet incroyable bonnet panda ! Il ne faudrait pas oublier le cosmopolitain en chinois, une énorme bouteille d’alcool de riz, les écouteurs pour regarder des films au labo, des dvd interdits à la vente en chine, etc etc…



4- Le karaoké ! Béatrice, tu l’avais oublié celui-ci, mais pas nous ;-) Grande salle toute rouge pour l’occasion… On a bien chanté ! J’ai découvert 听听妈妈的话  du grand Jay (周杰伦), c’est mon prochain objectif…

samedi 5 décembre 2009

La 24ème année du buffle

5 décembre, je fête aujourd’hui mon anniversaire. Le 24ème. Multiple de 12, « tu es donc dans ta 本命年 ! » me disent tous les Chinois ! L’année de ma propre vie ? Chine-nouvelle propose l’année de son signe astrologique chinois. Ohhh, 原来如此 (c’était donc cela) !





Vous devez déjà savoir que chaque nouvelle année du calendrier lunaire est marquée par un animal. C’était le rat l’année dernière, ce sera le tigre l’année prochaine, et cette année, c’est le buffle. Ce qui est bien avec le buffle, c’est qu’en chinois ça s’écrit 牛, ça se prononce nio, et ça permet de faire des jeux de mots marrants : Happy 牛year ! Ce qui est moins bien, c’est que le buffle, c’est aussi mon signe astronomique chinois, puisque je suis né entre le nouvel an chinois de l’année 1985 (20 février 1985) et le nouvel an chinois de l’année 1986 (9 février 1986). Il y a 12 signes astrologiques chinois (生肖) ce qui signifie que tous les 12 ans, on retombe dans son signe astrologique. Et cette année là est mauvaise !!! Malchance et dangers nous guettent ! Je fais face à la malchance (噩运) et doit faire attention à ma sécurité (注意安全), sans oublier de porter des sous-vêtements rouges, seul remède contre cette infortune passagère (红色辟邪,红色吉祥)!


vendredi 4 décembre 2009

Pékin - Shanghai

Pékin, Shanghai, 2 capitales chinoises. La première, capitale impériale du dernier millénaire, capitale historique et culturelle. Shanghai, capitale économique, belle ouverture sur l’occident, une vitrine de la Chine. Pékin et les J0 en 2008, Shanghai et l’exposition universelle en 2010. Pékin est à la latitude de Madrid, Shanghai de Marrakech. Et dans la vie de tous les jours ?

J’ai interrogé à ce sujet Aurélie qui fut ma voisine de cours de maths au collège avant de devenir ma voisine de capitales chinoises ces derniers mois, voici son témoignage :

J'ai passé 10 mois à Pékin et 6 à Shanghai. Les contextes et conditions dans lesquelles j'ai évolué étaient très différentes: université, peu de moyens, ambiance très étudiante à Pékin et travail, ambiance de stage, plus de moyens à Shanghai et plus d'aisance dans la langue. J'étais dans l'atmosphère campus à Pékin du coup j'ai beaucoup plus profité à mon gout de Shanghai en tant que ville que de Pékin. Si j'avais eu le choix entre Shanghai et Pékin pour mon embauche j'aurais choisi Shanghai.

Mais un peu d'objectivité:

SHANGHAI:

=> Existence d'un centre ville (nanjing lu; concession française, Bund) où tu trouves de tout. Shanghai est aussi grand que Pékin mais moins découpé en quartier, du coup si tu habites par exemple dans le quartier de Jing An tu te sens au cœur de Shanghai, chose qui n'arrive pas, à mon sens à Pékin.

=> Très moderne et occidentalisé: d'où une adaptation plus facile et un dépaysement moins fort que pékin, tu trouves plus facilement des marques françaises ou occidentales (là c'est mon coté "fille" qui parle)

=> Les gens parlent majoritairement mandarin, je n'entendais cet affreux 上海话 (dialecte shanghaien) que dans les allées de ma résidence, peu dans le métro

=> Pour la pollution, elle ne m'a que peu gênée à Pékin du coup je n'y ai pas trop prêté attention à Shanghai et je ne l'ai pas trop sentie non plus. Certains disaient qu'elle était moins forte depuis l'arrêt de la centrale à charbon en périphérie...

=> Pour le temps, je dirais que c'est le point ou Pékin gagne, Shanghai c'est humide humide humide, je préfère la sècheresse pékinoise... je ne peux te parler pour le moment que de l'été: mi juillet mi aout: pluie tous les jours et pas un brin de ciel bleu... je sais que l'hiver c'est: pas de chauffage car ça ne descend jamais en dessous de 0.

=> Shanghai pour sortir est carrément plus sympa: des clubs, bars, boites en veux tu en voilà! Et toutes aussi dingues les unes que les autres.

=> Le métro est très développé et très pratique




Points faibles:

=> Esprit très business, porté sur l'argent et la mode: ça se sent rien qu'en se promenant dans la rue à la sortie des bureaux (je l'ai mis en point faibles mais ce n'est que mon point de vue)

=> Très peu de monuments historiques

=> Pas de lac pour faire du patin à glace l'hiver, pas de glace non plus

=> Moins de verdure qu'à Pékin


Merci Aurélie, et bon retour à Shanghai !

mercredi 2 décembre 2009

Karaoké - 卡拉OK

Parlons aujourd’hui du Karaoké. Tout le monde connait la popularité de ce loisir de coté de l’Asie. Et si ce n’est pas le cas en France, cela n’empêche pas à peu près tous les étrangers d’adorer le karaoké une fois en Chine. Pourquoi donc ? Parce que le karaoké en Chine n’est pas celui auquel on est habitué en France.

Ici quand on va chanter au karaoké, on y va de trois-quatre à une grosse vingtaine, et on loue une pièce privé dans un centre spécialement prévu pour. C’est très convivial, et on peut dans le même temps commander à boire et à manger, ce qui suffit d’ailleurs à certains.

Ensuite, différence majeure, ici on ne rigole pas quand les autres chantent mal, très mal, voire très très très mal ! Du coup pas de gène à chanter devant tout le monde. En plus les karaokés sont équipés sont équipés d’un système électronique qui recale ta voix quand tu chantes trop à coté, cool non ?

Témoignage : I'm a horrendous singer, but thanks to the amazing features of sound systems in karaoke bars in China, I sound ok. These include a very faint original performance in the background to guide the tone deaf like me, and a wide selection of keys to suit almost everyone. They are like plastic surgery for your voice.

Un autre aspect amusant réside dans les clips vidéos qui passent en arrière plan : Je ne sais pas si c’est pour éviter d’acheter la licence du clip vidéo original, mais les clips qui passent n’ont absolument rien à voir avec la chanson. Au pire, ce sont des images de plage filmées en Australie qui reviennent en boucle, au mieux ce sont des vidéos tantôt gaies, tantôt tristes, qui ressortent de façon cyclique, et pas du tout en accord avec la musique…

Pour finir une petite sélection de chansons pour vous aider à briller dans les karaokés :

D’abord les plus simples avec lesquelles vous séduisez l’auditoire :
  • 阿牛:桃花朵朵开: Chanson qui pète, marrante et hyper facile à chanter, un démarrage parfait !
  • 月亮代表我的心: Chanson d’amour hyper classique, sympa et les caractères sont pas bien dur à lire.
  • 光良:童话 Chanson triste, mais une mélodie qui reste très simple et sur laquelle on fait très bien illusion !
  • 郭美美,不怕不怕: Reprise de Dragotea Din Tei, la chanson d’Ozone, mais en chinois par une petite chinoise qui chante qu’elle n’a pas peur des cafards…

Ensuite quelques petites mélodies tranquilles et naïves pour laisser retomber un peu l’ambiance :
  • 梁静茹,暖暖:Petite mélodie enfantine
  • 光良, 第一次:La première fois de Guang Liang.


A chanter ensuite, quand vous êtes bien dans l’ambiance
  • 张雨生:大海 A chanter avec passion, demandez à Cyprien !
  • 成龙(Jackie Chan) chante en duo dans 美丽的神话 : ancienne version (avec des passages dans une langue inconnue, peut-être du tibétain, Jonathan ? ) nouvelle version

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'essaierai dorénavant de vous donner des news des nouvelles tendances des karaoké pékinois! Et n'hésitez pas à m'aider à enrichir cette liste!

mardi 1 décembre 2009

Les Chinois, sexistes ?

Les Chinois, sexistes ? Aujourd’hui, sans doute pas beaucoup plus que les occidentaux, mais les valeurs traditionnelles, elles, le sont profondément ! Découvrez-le à partir de quelques expressions traditionnelles…

男尊女卑 : les femmes sont traitées comme inférieures par rapport aux hommes. Voilà, on a commencé fort, et regardons comment cela se révèle.

头发长,见识短:Les cheveux sont longs, mais la connaissance est courte. Le terme 见识 que j’ai traduit par connaissance réfère à la connaissance due à l’expérience. Cela reflète le fait que dans les temps anciens, la femme ne quittait pas le foyer, comme l’illustre cette dernière expression : 大门不出二门不迈.

内人 , la personne à l’intérieur, utilisée désigne l’épouse. C’était d’ailleurs une tournure de modestie… On trouve aussi 内助, plus littéraire, son assistante au foyer, désigne toujours l’épouse… 贤内助 est un peu plus joli. Illustré sur Baidu (le google-wikipedia chinois) par la photo suivante




相夫教子 : expression rappelant les occupations de l’épouse : s’occuper du mari et élever les enfants. On le retrouve aussi dans 贤妻良母. Une version moderne existe aussi : 上得了厅堂,下得了厨房 : sortable et sait faire à manger.

夫唱妇随 : Le mari chante, l’épouse l’accompagne. Désigne l’obligation traditionnelle du respect de la femme envers son mari. Rappelons qu’il existe un code confucéen qui se résume en 三从四德 qui résume les trois personnes et les quatre valeurs que la femme doit respecter. Ces trois hommes sont d’abord son père, puis son mari une fois marié, enfin son fils ainé en cas d’absence ou de décès du mari.

Cette expression « 夫唱妇随 : Le mari chante, l’épouse l’accompagne » est aujourd’hui utilisé pour décrire l’harmonie dans le couple. Remarquons que la direction des choses est conservé chez l’homme. Dans le cas contraire, on parle de 妻管严, équivalent de notre « la femme porte la culote ». Mais ce qui est amusant, c’est que cette expression est exactement homonyme à 气管炎, le nom d’une maladie…

Vous savez écrire être jaloux en chinois ? 嫉妒 , deux caractères phonétiques, la clé orientant le sens étant 女 dans les deux cas, et 女, c’est la femme…

Nous finirons par une phrase célèbre de 毛泽东, qui rattrapera un peu le niveau de ce soir: 女人能顶半边天 : les femmes portent la moitié de notre ciel…