mardi 11 novembre 2008

Histoire, Fierté et Respect: La Recette Chinoise

Vu sur le Facebook d'une amie Chinoise:


"I stood there for a while, imaging what it was like in the night of August 8th..when we showed the world our history,our pride and our respect to all of our friends..I'm proud..."

dimanche 9 novembre 2008

Ça m’énerve !!!!!!!!

Voilà, cette rubrique devait arriver. J’ai bien attendu plus de 3 mois avant de l’écrire, mais là, le sac est plein ! Alors voici le podium de ce qui m'est le plus insupportable dans ma vie Pékinoise:
  1. Ce qui m’énerve le plus : les horaires de douche ! Devoir sa laver à l’eau froide parce qu’on a dormi un peu trop longtemps un dimanche matin ou parce qu’on a joué au bad à un horaire non conforme. Non, en fait ce qui m’énerve par dessus tout, c’est quand je pars prendre ma douche dans le horaires conformes aux prescriptions et que l’eau est glaciale malgré tout:Ça, ça m’énerve !!!

  2. Les chauffeurs de taxi, les chauffeurs de bus, ou tout automobiliste Chinois en général, est heureux de savoir que les feux rouges ne s’appliquent pas à lui quand il s’agit de tourner à droite à un carrefour. Mais si aux États-Unis ou au Canada l'automobiliste sait qu'il peut tourner SI le traffic le permet et S'il ne met personne en danger, en Chine, c’est la loi du plus fort qui compte: les cyclistes et les piétons ont intérêt à faire attention à leur pied, car les voitures ne s’arrêtent pas. J’ai testé moi même, elles ne s’arrêtent pas !

  3. Quelque chose qui m’énerve terriblement aussi, c’est la non-conscience des chinois que le cou ne fait pas que supporter la tête. Car oui, le coup bénéficie aussi d’une très utile liaison pivot, comme aurait dit ce cher Marou. Ainsi quand un Chinois à vélo souhaite tourner, pas de coup d’œil à gauche, pas de coup d’œil à droite, juste un bon coup de guidon, et s’il est chanceux, il arrive à me mettre par terre d’un coup. Quand je suis chanceux, c’est dans une haie que je tombe !

vendredi 7 novembre 2008

Implantations Nucléaires en Chine

La semaine dernière, j’ai entendu une légende de Tsinghua. Une histoire qu’il ne faut normalement pas divulguer aux étrangers…

Le bâtiment principal de l’université abriterait un réacteur nucléaire ! Cela expliquerait les bruits étranges et la chaleur étonnamment élevée dans ce bâtiment… Brrrrrrrrrr, une histoire effrayante !

Alors je me suis renseigné auprès de la source ultime, la référence populaire que Pierre Alain et Finkielkraut réduiraient en miettes d’un même geste : Wikipédia ! Voici la carte des 4 sites de production d’énergie nucléaire aujourd’hui opérationnels en Chine.



3 sont des sites de grande production. Le plus ancien (en service depuis 1991) est Qinshan (秦山). Ce site est situé au sud de Shanghai et alimente la région économiquement la plus développée de la Chine. Presque aussi ancienne (depuis 1993) Daya Bay (大亚湾) dans la région de Canton approvisionne cette grande région industrielle et économique (Hong-Kong, Macao, Canton, Shenzhen). Enfin Tianwan (田湾) qui vient d’être achevée en 2006 est le premier des nouveaux sites nucléaires. Bâties par les Russes, les nouvelles centrales de ce site précèdent les futures centrales Françaises (Lingyao) et Américaines (Haiyang et Sanmen) qui sont en construction sur les ronds verts ou en voie de l’être sur les ronds bleus.

Le 4ème site de production nucléaire opérationnel aujourd’hui en Chine est un site d’essai, d’une puissance de 10 MWe. Son nom : HTTR sur la carte. Localisé près de Pékin, il n’alimente pourtant pas la capitale Chinoise. C’est en fait le réacteur de Tsinghua ! Oui, Tsinghua possède bien son propre réacteur nucléaire, réacteur dont j’ai d’ailleurs eu la chance de pouvoir visiter la salle de contrôle durant mes premiers jours ici… Mais les étudiants peuvent se rassurer, le réacteur n’est pas dans le campus principal, mais dans le campus secondaire située à une quarantaine de km au nord d’ici !

mercredi 5 novembre 2008

Un article sur Tsinghua

Extrait d'un article en Français traitant de divers aspects de l'université de Tsinghua (Pensez à vous racler la gorge en prononçant le h, sinon vous parlerez de grenouille...)

Ouverture à l’internationale


Son ouverture internationale a toujours fait la force de Tsinghua. Depuis la libéralisation économique de la Chine, à la fin des années 70, l'université a repris l'habitude d'organiser des échanges avec les établissements étrangers. Ses 3 700 professeurs effectuent plus de 2 000 voyages académiques par an. Et 700 à 800 des 21 000 élèves complètent, chaque année, leur cursus par un séjour à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, pays sans lequel l'université n'aurait jamais vu le jour. Car dès sa création, en 1911, Tsinghua a les yeux tournés vers l'Amérique. Financée par le gouvernement américain avec le surplus non réclamé des indemnités réparatoires versées par l'empire mandchou à la suite de la révolte des Boxers (1900), l'université se fixe pour mission de préparer les futures élites chinoises à des études aux Etats-Unis. Entre 1911 et la date à laquelle l'Oncle Sam devient « l'ennemi capitaliste », en 1949, 7 000 Chinois sortent des rangs. Ils sont les précurseurs des quelque 300 000 étudiants qui séjournent, de nos jours, chaque année dans les universités du monde entier...


La France attire moins les Chinois que les Etats-Unis

Contrairement à beaucoup de Chinois passés par Tsinghua, Shi Huiji ne fera pas le séjour quasi obligé aux Etats-Unis. Après ses cinq années à l'institut d'ingénierie nucléaire de Pékin, il part pour la France, grâce à la collaboration que le pays vient d'entamer avec la Chine dans le domaine nucléaire. Ce séjour en Europe lui donne un profil atypique. Car l'Europe attire moins que l'Amérique, du fait de la barrière de la langue et de la méconnaissance du système éducatif du Vieux Continent. « Ici, on ne sait pas que vos grandes écoles sont plus prestigieuses que les universités », avoue Zhang Liangping, vice-président du conseil des échanges académiques de Tsinghua. « Traduit en chinois, Ponts et Chaussées peut faire penser à une école de cantonniers », s'amuse-t-il, avant de se rappeler avec embarras une bourde protocolaire commise lors de la visite du directeur de Polytechnique dans une prestigieuse faculté de Pékin. « On l'avait mis en queue de délégation », s'excuse-t-il presque...


Des débouchés

A son âge, Liu Guo reste plus motivé par la fierté de se retrouver bien classé parmi ses camarades que par l'argent, même si les meilleurs élèves reçoivent jusqu'à 6 000 francs par an de la faculté. Membre des Jeunesses communistes, comme l'écrasante majorité des élèves de Tsinghua, il a toujours été entre le huitième et le dixième rang durant ses années de maîtrise. Il sait qu'il n'aura aucune difficulté à trouver du travail. Sa promotion reçoit, en moyenne, 12 propositions d'emploi par personne avant la fin des études, et même entre 30 et 40 dans les sections qui ont le vent en poupe, comme les technologies de l'information. Une fois leur cursus terminé, les cerveaux de Tsinghua sont courtisés par des entreprises privées qui leur font un pont d'or : un salaire annuel de 100 000 francs (une fortune, ici), un logement gratuit et la prise en charge de l'éducation des enfants.

Son diplôme d'ingénierie mécanique en poche, le jeune de la province de Shandong envisage avec confiance une carrière d'ingénieur informatique. « Tout le monde en Chine sait que Tsinghua est la meilleure formation », assène-t-il sans fausse modestie. Beaucoup de membres du gouvernement sont passés par cette faculté, dans les années 70 : le Premier ministre Zhu Rongji, le vice-Premier ministre Wu Bangguo, le secrétaire du parti de Shanghai, le ministre de la Sécurité publique...

lundi 3 novembre 2008

Croissance Exponentielle pour un Blog Exceptionnel?

Point de vanité dans ce titre, juste une spéciale dédicace à mon ami Uza et son dernier article échaudé...

5 messages en juillet, 8 en aout, 8 en septembre, 15 en octobre, on dirait bien que mon blog connaît une croissance quasi exponentielle avec un petit accident de parcours en septembre.

En faisant une petite régression linéaire (merci Mr Sabban...) j’obtiens un paramètre de croissance de 0,33 (0,69 pour un doublement mensuel, 0,05 pour une augmentation de 5% par mois, type livret jeune). A ce rythme là, je devrai écrire plus d’un article par jour en janvier prochain, et 720 articles au mot d’octobre prochain...

L’erreur type est de 0,22. Alors Arnaud, est-ce suffisant pour parler de croissance quasi-exponentielle ?

dimanche 2 novembre 2008

Des Français à Tsinghua: Sarah, ou Un regard vers l'avenir

Voici déjà arrivé le dernier portrait de la semaine! Pour cette occasion spéciale, regardons vers le futur de Tsinghua. Car en septembre prochain, nous serons déjà des anciens et une nouvelle brochette de petits nouveaux feront leur entrée. Si les visages de ces futurs petits nouveaux nous sont pour la plupart encore inconnus (n’oublions pas que j’ai du attendre la mi-juillet pour obtenir la confirmation de mon admission à Tsinghua!), deux d’entre eux nous sont déjà familiers. En effet Grégoire de Telecom Paris et Sarah de l’Ensae se préparent tranquillement à la BLCU, l’université de langues à 2 pas de Tsinghua où j’ai passé une partie de mon été.

Ainsi donc, elle, c’est la petite Sarah.


Sarah était une étudiante sans histoires... jusqu'au jour où elle décida de partir en Chine pour y finir ses études! C'était un jour froid de janvier 2008, cela faisait presque cinq ans qu'elle habitait la capitale française. Bla bla bla… Bla bla bla… Tout ça, vous pouvez le trouver sur sarahbeijing.blogspot.com, blog plein de vitalité durant ces premiers instants, un peu moins aujourd’hui, mais n’en doutez pas, il repartira bientôt très fort !

Il paraît que Sarah est fan de linguistique. Enfin, ce qui est sur, c’est que Sarah aime bien s’exprimer ! Un jour je la présenterai à Fabien, je suis sur qu’à eux deux, ils représentent les 2/3 de l’activité de Facebook. Très spontanée comme dirait Jeff, notre ami Québécois. Très optimiste aussi.

Des vêtements rayés... Sarah, tu es très... très Française après tout!

Sarah, c’est aussi le noyau dur de la communauté Paris Tech. Fervente partisante de la petite secte communautariste des « bourses paris tech » comme elle le dit si bien elle même. La coopération Paris Tech commence par le partage des profs, et Sarah a donc appris le Chinois avec Mr Lo, notre prof de 3ème année à l’x, notre prof au taux record d’absentéisme dans ses cours, cours pourtant pas placé en premier créneau du vendredi matin…

Sinon, Sarah, ton vélo ? Il est rouge, il est toujours rouge, mais c’est une vraie fusée !


Enfin un souvenir de Sarah par Sarabeijing.blogspot.com : A Pékin, les filles sont super mignonnes mais les garçons sont plutôt quelconques. D’ailleurs ma prof est aussi super mignonne... mais c'est aussi une fille...

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Voilà, c’est fini pour cette semaine. N’hésitez pas à me dire si vous avez aimé cette rubrique et si cela vaut le coup que je vous présente toujours plus de camarades !

samedi 1 novembre 2008

Des Français à Tsinghua: Julien, aussi dit le Doux

Lui, c’est le doux. Sa citation favorite : « Y’a masse monde ! »


Julien, c’est avant tout le respect des traditions. Son éducation privée catho de la petite section à la maths spé lui a inculqué cette discipline, aujourd’hui, il n’en démord point. Je m’souviens d’ailleurs, alors que nous partagions en sixième les mêmes bancs de l’école Notre Dame de Verneuil, Julien était toujours le premier à la messe. Ayant trouvé plus fort que moi en cathé, j’avais du me résigner à faire une croix sur le privé et m’était retrouvé dans une école de « racailles », et tandis que j’apprenais à apprécier les belles bagarres de récréation, Julien se mettait au Rock.

N'importe quoi! Tu dis vraiment n'importe quoi!!

Bon, si vous avez lu jusqu’ici, et bien, oubliez ! Julien, c’était plutôt le premier à la table de ping-pong en sixième, c’était son frère qui était dans la même classe que moi, et j’étais bien sur le meilleur en cathé ! Et si Julien était à l’école de Verneuil, c’est parce qu’il nous vient de Villennes-sur-Seine. Il habite d’ailleurs sur une petite ile sur la Seine, il paraît que c’est une bonne excuse pour conduire un gros 4X4 qui pue et pollue….

Sinon Julien a fait de l’escalade à Supélec, mais il est difficile de le motiver à venir régulièrement grimper sur le mur de Tsinghua. Il paraît qu’il a le vertige, qu’il fait froid, qu’il a du travail… J’entend déjà Germain me dire que Julien, c’était aussi celui qui n’a pas voulu se baigner à Tsingdao ;-)

Comment on fait pour s'arréter!!!

Julien est respo blague sur son blog qu’il partage avec sa douce,mais il est aussi auteur de rubriques plutôt bizzares

Julien, ton vélo ? Il est complètement pourri! J’déteste encore plus les réparateurs de vélo que les coréens!!!

Enfin, un souvenir de Julien par Julie (La Douce) : « Heu, non, vraiment y’a rien qui m’vient à l’esprit»…


Ahhhh! J'oubliais! BON ANNIVERSAIRE Julien !!!!!!!!!!!!