mardi 28 juillet 2009

Une journee sur l'ile de Hong-Kong

Toujours a Hong-Kong, voici les news du jour. Je suis dans un internet cafe dans lequel une dizaine de chinois derriere moi jouent a warcraft en reseau sans avoir coiffe leur casque audio, ca va etre dur de se concentrer pour ecrire sans trop de fautes d'orthographes! De toute maniere je n'ai pas acces aux accents et le clavier est recouvert de caracteres traditionnels, je m'excuse donc pour la suite.

A propos de l'internet cafe, il est assez amusant de se rendre compte que j'ai du passer par une minuscule porte et monter au 2eme etage de l'immeuble pour le trouver. Et je suis passe devant un bar, et un club. Et en fait, tout est comme ca dans les rues de Kowloon, les immeubles sont remplis, pas seulement de ghesthouses, mais aussi de restos, de bars, de cafes, de coiffeurs, de masseurs, etc., et il est dur pour eux d'avoir tous une devanture au rez de chaussee. J'ai alors compris l'utilite de la multitude de panneau qui flottent au dessus des rues: ils indiquent tout ce qui se trouvent dans les immeubles!

Ma rue


Et tout ses panneaux suspendus!


Mon programme de la journee etait d'abord de me trouver des dim sum pour le petit dejeuner. Les dim sum, mais qu'est ce que c'est? Ce sont tous ces petits plats generalement prepares a la vapeur: raviolis et petits pains en tout genre, dont on raffole a Canton et a Hong-Kong. Le souvenir de l'excellent petit resto de dim sum dans lequel nous avions pris le petit dej avec la famille a Canton m'a encourage a fouiner dans toutes les rues alentours jusqu'a enfin trouver ce que je voulais:

Dim Sum au petit dej!

Ma deuxieme envie pour la journee: vagabonder sur l"ile de Hong-Kong. Pourquoi j'insiste sur "l'Ile"? Parce que la province autonome de Hong-Kong regroupe plusieurs territoires, l'ile meme de Hong-Kong et la peninsule de Kowloon a laquelle elle fait face formant le grand centre actuel. Il m'a donc fallu prendre le passeur pour faire la traversee de cette magnifique baie d'Hong-Kong, et voir ainsi les grattes ciels d'en face se faire de plus en plus grand pendant que les grattes ciel de derriere suivaient le mouvement inverse...

Apres, ce sera un peu comme hier, une serie d'impressions de la journee, cette fois enrichie par beaucoup de photos.


Des sushis a 3 HKD (30 centimes d'euros), ca vaut le coup de faire la queue pour, meme a 11h30pm! D'ailleurs ici les rues sont tres calmes le matin, ca s'agite plus le midi, et ca se transforme en cohue a partir de 18h. C'est la guerre jusqu'a minuit, et subitement, tout ferme et il n'y a plus personne dans les rues.


S'il ne fallait qu'une raison de venir a Hong-Kong, ce serait celle-ci: les jus de fruit frais presses devant vous a tous les coins de rue pour 10 HDK!


La statue de Bruce Lee sur l'Avenue of Star avec vue sur la baie, et la city en arriere plan. L'Avenue of star est une replique de ce qui se trouve a Hollywood, mais version HK. On peut marcher sur les empruntes de mains de Jacky Chan, Chang Kar Wai, ...


La nouvelle star


Voici les vieux raffiots qui font les aller retour a longueur de journee entre Kowloon et l'ile de HK! Cela fait plus d'un siecle que le service est assure, a l'epoque, il n'y avait aucun gratte ciel en face. Le tunnel et le metro souterrain n'ont pas rendu les passeurs obsoletes, la foule continue a se deverser dedans, et moi aussi a mon plus grand plaisir!


Arrivee sur l'embarcadere d'en face, alors que le ciel est des plus menacants


Sur une grande avenue de la city. Sans doute la "Des voeux Avenue". On y remarque d'abord les tramwais qui circulent encore aujourd'hui et nous emmenent pour 3 bouchees de pain. Au dessus des tramways, le flyingover qui relie maintenant tous les grands buildings et permet de se deplacer dans la city sans avoir besoin de mettre le pied dehors! Impressionnant, mais cette idee de la cite du futur fait peur...


Le centre executif d'HK en vieille pierre survole par les gratte ciels. Autrefois occupe par les Anglais qui geraient la legation, aujourd'hui par les representants quasi designes par Pekin.


Les grattes ciels s'etalent de plus en plus, et remontent la montagne Victoria. Et ce sont des toutes petites rues qui filent entre ces buildings, on est loin de l'immensite absurde de toutes les avenues chinoises!


La tour Bank of China, l'une des 3 plus impressionnantes de la city. On peut y monter gratuitement jusqu'au 43eme etage...


...et beneficier d'une vue geniale sur le centre financier! La tour que l'on voit en face appartient a l'IFC et est la plus haute tour de HK. Les tours de l'ile sont baties beaucoup plus haut que sur Kowloon ou une hauteur limite etait imposee en raison du survol des avions, comme a Singapour. On remarque ensuite sur la photo en bas a droite une nouvelle etape de la polderisation de la baie de HK. Enfin au loin on apercoit le porc avec de tres nombreux navires. Magnifique point de vue!


Puis comme il faisait chaud et que malgre ma petite sieste dans la cathedrale Saint Paul j'avais encore envie de dormir, je me suis pose dans un tramway, celui qui allait le plus loin, histoire de bien dormir.


Photo prise au vol


Et je suis arrive en plein dans un marche. On y vendait des fruits. J'ai pu remarquer qu'ici, bien que l'Anglais, le Cantonais et le Mandarin soient les 3 langues officielles, en pratique, c'est le cantonais loin devant, tres tres loin devant, ensuite le mandarin, mais c'est ma chance, les sonorites du cantonais et du mandarin sont assez proches, et enfin tres tres a la traine, l'anglais. Je ne pense pas que les ecoles soient en anglais comme a Singap, mais je n'ai pas demande.

On vendait du poisson aussi, pas de la carpe, du vrai poisson. Et frais aussi! Mais bon, je n'ai pas de cuisine ici, ca attendra Taiwan.

Puis je suis rentre en metro jusqu'a Causeway Bay, et on est vachement bien accueilli a la sortie:

Bonjour!


D'ailleurs maintenant j'ai mon Octopus! Ils ont du copier l'Oyster Card Londonienne, sauf qu'ici en plus de pouvoir payer les bus, le metro, le tramway et le passeur, on peut aussi l'utiliser pour aller voir les expos, s'acheter a manger, etc. C'est trop bien!


Je suis rentre dans une librairire a la recherche d'un bouquin en Anglais, et certes, d'un peu de fraicheur, et j'y ai trouve un bon paquet de Lonely. Detail interessant, ici on trouve non seulement le Lonely de la Chine, interdit en Chine continentale car ne comportant pas Taiwan, mais aussi ceux de Taiwan et du Tibet! Comme quoi, le controle des libertes a Hong-Kong n'est pas encore au niveau. D'ailleurs c'est un plaisir de retrouver un internet debloque depuis que j'ai passe la frontiere (car il y a encore une frontiere), j'ai a nouveau un acces direct a mon blog et a Facebook.


Et comme la tombee de la nuit approchait, je me suis depeche de rentrer sur Kowloon pour admirer d'abord le declin du jour sur HK, d'autre part pour assister au spectacle son et lumiere qui suivait...








Je terminerai avec l'anectode tres surprenante du jour: je suis tombe sur Dennis Mak (more litterealy, I ran into him!) , ancien camarade de la BLCU de l'ete dernier avec qui j'avais ete voir les epreuves d'aviron des JO. Il est en stage a HK pour l'ete, et je l'ai apercu dans le gigantesque IFC: International Finance Center. Incroyable!

lundi 27 juillet 2009

Bonjour Hong-Kong !!!

Je suis a Hong-Kong! Je peine le croire, mais oui, me voici enfin arrive! Quelle excitation! Mais pourquoi tant d'excitation??

Pour arriver a le comprendre, remontons un peu en arriere. Ques sont mes premiers souvenirs de Hong-Kong?

Le tout premier, c'est sans doute ce reportage sur la 5 que papa regardait et sur lequel je me suis attarde aussi. Le reportage racontait le projet pharaonique de la construction du nouvel aeroport d'hong-Kong, l'ancien place sur la presqu'ile de Kowloon etant bien trop petit pour supporter le traffic de ce gigantesque hub asiatique. Il avait fallu le construire sur la mer, en creant une nouvelle terre, de facon artificielle. Allucinant, non?

Ensuite, c'est peu etre des restes des cours d'histoire de lycee. J'avais apris qu'Hong Kong etait l'un des 4 dragons asiatiques. Si je n'ai sans doute pas retenu longtemps qu'il s'agissait d'un pays dont l'essort economique fut etincelant au cours de la seconde moitie du XXeme siecle pour en faire une puissance economique de premier rang a la fin des annes 80, le fait qu'on le designe comme un dragon, ca, ca marque!

Apres les films de Kung Fu et Jacky Chan ont laisse entendre que les Hong-Kongais, il fallait pas leur chercher des noises. Les films de Wong Kar Wai, si jeme souviens bien de son nom, m'ont laisse des images plus enigmatiques de la ville.

Plus recemment, c'est le souvenir de cette miss de Sup'op qui me racontait sa jeunesse a HK alors que son pere dirigeait la zone asie pour l'entreprise leader productrice du jus d'orange en poudre (vous savez, ce qui donne le gout au Mucomiste!).

Plus proche encore, c'est Lu, cette petite chinoise virtuose pianiste d'origine de canton mais americanisee dansles rues de New York qui me serenait que je devais a tout pris aller a Hong-Kong, la ville qui l'avait impressionne le plus au monde...

Alors voila, aujourd'hui, j'y suis, et c'est fou fou fou! En vrac quelques impressions de cette fin d'apres-midi qui m'a vu arriver ici.

Le survol de la ville precedent l'atterissage est epoustouflant. Il parait que les avions depuis Shenzhen sont moins cher, mais juste pour ces 3 dernieres minutes de trajet, le surplus vaut le coup!

La piste construite sur le terrain completement polderise dont je vous parlais en preambule commence 5 metres derriere le rivage, c'est fou!

La route reliant l'ile de lantau, ou se situe l'aeroport, a Kowloon, emprunte des ponts suspendus magnifiques et qui me font oublier ma peur des pont chinois!

Les caracteres locaux ne s'ecrivent pas comme en Chine, et ne se prononcent pas pareil non plus d'ailleurs. Mais cela rajoute une excitation de plus a l'aventure!

On retrouve beaucoup d'Anglais, et on roule a gauche, comme a Singapour. heureusement qu'il est ecrit a chaque passage pieton ou regarder avant de traverser!!!

L'entree sur Nathan Road, dans Kowloon est folle, toujours! Il y a des trucs partout, des ecritaux, des gens, des carcteres, des lumieres, on ne sait ou donner de la tete! Et comme l'atmosphere est bien meilleur qu'en Chine continentale... D'ailleurs les pietons attendent le vert pour traverses, etrange...

Le billet de 10 HKD (dollar Hong-Kongais) ressemble a un billet de loterie.

Il pleut sur les trottoirs, mais pas dans la rue. bizare, bizare...

Il fait chaud, plus de 30 degres, humide, on sue beaucoup, mais il suffit de passer devant une boutique pour perdre 10 degres, la rue est elle meme climatisee!

Des Indiens nous accostent toutes les 2 minutes pour qu'on mange dans leur resto pendant qu'ils nous confectionnent une chemise!

Enfin, la vue de nuit sur l'ile d'HK depuis Kowloon est epoustouflante, et c'est sur elle que je vous quitte ce soir!

samedi 25 juillet 2009

Un week-end à la Chinoise en Mongolie Interieure

4 jours. C’est le temps qu’il nous aura fallu pour nous remettre de nos 3 semaines de voyages. Une petite cite interdite, un petit tour chez le tailleur, puis décidément, l’envie se fait trop forte. On ressort le Lonely, et on cherche une destination pour un week-end sympa avant que Jérôme et Mathilde ne disent au revoir à la chine. Xian? Non, l’armée en terre cuite n’intéresse que les vieux. Shanghai? Non, on a peur de l’éclipse. Taiwan? Non, c’est pas en chine, zut! Bon, allons voir du cote des envahisseurs alors: traversons un bon coup la grande muraille et partons à la recherche des steppes et des descendants de Gengis Khan: les Mongols!

Un bref topo historique avant de prendre l’avion: les Mongols, ici à Pékin, on les connait plus que de simple réputation. Illustres parmi les peoples nomades du Nord du pays, ils n’ont cessé de contrarier les desseins Chinois et furent une des causes principales de la construction d’une muraille unifiée sous les Qing puis les Han, au nord du pays. D’escarmouches, les attaques périodiques se transformèrent en guerre de masse et invasion sous l’ère des Khans, Gengis d’abord (mais celui-ci a surtout impressionné l’ouest du continent eurasiatique), Kubilaï, son petit fils, ensuite, qui accomplit la réelle conquête de la Chine, et se proclama empereur d’une nouvelle dynastie, celle des Yuans, en 1276. C’est d’ailleurs ce dernier, Kubilaï Khan qui fit de Pékin la capitale de l’empire (Mongol a ce moment là) en oubliant pour le moment sa capitale, beaucoup plus au nord, pour mieux contrôler les chinois.

Kubilaï Khan

L’invasion d’ailleurs, ne s’arrêta pas à Pékin. Tout le sud de la Chine fut conquis, auxquels de nombreux territoires se rajoutèrent, notamment le Tibet, et le Vietnam. Il faudra cependant moins d’un siècle au chinois pour reprendre des forces, des vastes vagues d’insurrection renversèrent les Mongols et amenèrent la dynastie Ming au pouvoir en 1369. Le Tibet ne resta pas terre chinoise pour autant. Au contraire, il resta très proche des Mongols, et le lamaisme tibétain influença grandement les cavaliers du nord. C’est d’ailleurs Altan Khan, un descendant du grand Gengis, et toujours a la tête de son pays, qui appela le dirigeant tibétain de la secte Gelugpa, aussi dit secte des bonnets jaunes, pour en faire le Dalaï-lama, Dalai venant du Mongol et signifiant Océan. A ce moment la, quarante pour cent des Mongols vivaient une vie monastique! L’image est bien loin de celle du cavalier chevauchant a travers les steppes…

Aujourd’hui, la Mongolie est bien loin de sa puissance d’autrefois. Pis, une partie de son territoire est aux mains de la Chine! Cette région chinoise, appellée Mongolie intérieure, a d’ailleurs été largement repeuplé a grand renfort de han, mettant les membres de la minorité mongole…. en minorité. Si les villes ressemblent ainsi aux traditionnelles villes chinoises, il suffit d’en sortir pour voir ressurgir l’esprit mongol: des vastes étendues herbeuses (grasslands) sur laquelle sont élevés des chevaux par milliers, et des déserts de sable, sillonnés par des chameaux, doux souvenirs de la route de la soie qui passait par ce territoire.

Bon, maintenant que l’on sait un peu plus a quoi s’attendre, il est tant d’embarquer (Bès oui, il semble impossible d’obtenir des couchettes dans les trains de nuit pour la Mongolie intérieure) pour Hohhot, capitale provinciale. Mais pour l’occasion, on tente une nouvelle compagnie: China United Airlines, ancienne compagnie aérienne de l’armée chinoise, et dont tous les vols se font à partir d’un ancien aéroport militaire, une vingtaine de km au sud de Pékin.

Notre avion, et un Chinois pas content que je prenne des photos


Bien que Wikipedia ne fasse mention d’aucun accident dans l’histoire de la compagnie, et bien que l’on embarque dans un bon Boeing et pas dans un affreux coucou russe, on n’est pas trop rassuré quand on est secoué, et très secoué, les longues minutes avant l’atterrissage. L’atterrissage s’est finalement bien passé, et on a bien remarque que le relief et le climat sont largement propices aux turbulences: un soleil qui tape très fort sur un sol quasiment nu. Les ascendances de multiplient, et c’est le paradis du planeur, peut être un peu moins du Boeing.

Bref, nous voici à Hohhot. Le taxi essaie de nous rouler, il nous aura pas comme ca. Le suivant, oui. On jette nos sacs dans un hôtel à coté de la guerre, on réserve vite fait une agence qui nous emmènera les jours suivants dans les grasslands et dans le désert, et on se jette sur les coins sympas de la ville. Nos impressions: la ville est agréable, moins d’agitation, même si les klaxons hurlent toujours autant. Deux influences majeures se distinguent: musulmanes et bouddhistes! Mélange surprenant, sauf quand on se souvient de l’influence tibétaine, et de la localisation de Hohhot sur la route de la soie. Quelques photos:

大昭寺, la grande Lamaserie de Hohhot


Mathilde appelant la chance en touchant les défenses de l'éléphant

En face de la Lamaserie

Vendredi matin, on part avec une agence négociée à 300 Y par personne pour 2 jours d’excursion: grasslands et nuit dans une yourte pour le premier jour, désert pour le second. 2 heures de route et nous voici dans le grassland le plus proche de la ville: Xilamuren (希腊穆仁草原). Le vert terne de l’herbe folle qui pousse sur une terre très aride s’étend sur un relief légèrement vallonné et à perte de vue. Certainement difficile à rendre en photos, en tout cas, on en a plein les yeux!

De l'herbe et des nuages à perte de vue!


Jérôme et Mathilde me convainquent de nous laisser dépouiller et d’aller faire comme tous les touristes chinois: un tour a cheval.

Les chevaux attendent les touristes par centaines!


Chevaux mongols


On enfourche la monture, et au galop!

Enfin, pas trop vite quand même ;-)

Premier scenic spot de notre balade à cheval: un kern Mongol (敖包)

L’après-midi, petite sieste, instant bouquinage, et balade en solo à travers champs pour vraiment profiter du lieu. Je décide de suivre une direction. Il me faudra traverser un cours d’eau et sauter par dessus une dizaine de clôtures, mais j’aurais vu des herbes basses, des herbes hautes, des vaches, des chevaux… et des chameaux!


C'est décidé, je pars tout droit!

En me retournant, voici notre village de Yurts

Voici les chameaux!


L'herbe est toujours plus verte dans le jardin d'à coté...

Soleil et nuages en fin d'après-midi


Petit monument bouddhiste


Courses de chevaux


La nuit dans la yourte est géniale, quoi que bien fraiche! Des que le soleil disparait derrière l’horizon, qu’est ce qu’il fait froid! D’ailleurs, les visiteurs ne viennent en Mongolie intérieure qu’en juin, juillet, aout, le reste du temps, il y fait un froid sibérien! A 6 heures, soit prés de deux heures après le lever du soleil, on repart, cette fois pour le désert.


On arrive en fait dans un véritable parc d’attraction du désert, a Kubu. On peut faire de la 4*4, du quad, de la luge, de la tyrolienne, du chameau, etc. Tout ca en payant des sommes faramineuses pour le standard chinois. Mais ce n’est pas le chinois moyen qui visite la Chine, c’est le nouveau riche chinois. Et voyager en Chine pour lui, c’est essentiellement constater, et en groupe:

C’est d’abord aller sur le lieu touristique dans le but de constater qu’il existe, se faire prendre un petit coup en photo, payer pas mal de frics pour montrer qu’il est riche… et puis voila! Typiquement ici il fait 11 heures de train, plus 3 heures de bagnole, pour rentrer dans un parc construit a l’entrée même du désert où sont ramassés tous les touristes de la région voulant voir le désert. Et on ne fait pas 5 m à pied pour sortir du sentier battu, pour quoi faire? Bref, ils me donnent l’impression d’apprécier les lieux juste en constatant qu’ils sont bien là, pas en cherchant à profiter du lieu… de notre point de vue français, c’est étonnant.

Ensuite, ils vont tout faire en groupe. Pas d’initiative personnelle, on suit le groupe et on voit comme tout le monde ce que la guide veut bien nous montrer. Trop peur d’aller voir quelque chose de soi-même, ou simplement un désintérêt complet? En tout cas le tourisme est un exemple mettant en valeur que le besoin de liberté est beaucoup plus ancré chez le français que chez le chinois.

Tout ca pour dire que le programme de groupe dans le désert, ca nous a pas trop plu, et on s’est un peu disputé avec la guide, d’autant plus qu’elle ne nous disait rien du programme et imaginait que l’on serait content en suivant comme des chiens. On a finalement réussi à se démarquer des chinois et profiter un peu de ces premières dunes du désert, dunes magnifiques, qui n’ont rien à envier à celles du Sahara! Profitez en photos…

Voici notre jeep qui va nous envoyer dans tous les sens sur les première dunes du désert

Jérôme, Mathilde et leurs nouveaux amis


C'est parti pour la route de la soie!


La route a l'air longue...


très longue...


Heureusement, ils ne seront pas les seuls à la faire!


Hé, ho, stop, on arrête les conneries et on rentre à Pékin!